Le procureur de la République à Rabat dément les allégations concernant une grève de la faim de prisonniers sénégalais et réfute les rumeurs médiatiques.

Le procureur du roi auprès du tribunal de première instance de Rabat a démenti les allégations rapportées dans un communiqué diffusé par une agence étrangère concernant une grève de la faim de prévenus sénégalais, incarcérés en lien avec les troubles survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Il a souligné que ces allégations sont infondées et que les informations relayées par leur défense sont inexactes et visent à influencer le cours de l’affaire.
Dans un communiqué, le procureur a précisé que le communiqué en question, selon la défense des intéressés, affirmait que leur grève de la faim était un moyen d’exprimer leur mécontentement face au retard dans le traitement de leur affaire et au fait qu’aucun interprète n’avait été désigné lors de leur audition, comportait de nombreuses contrevérités.
À cet égard, la même source a informé l’opinion publique qu’en ce qui concerne l’allégation de grève de la faim des détenus sénégalais, c’était une information erronée, car les concernés bénéficient régulièrement des repas fournis par l’établissement, ce qui démontre que les informations communiquées par leur défense sont fausses et cherchent à influencer le déroulement de l’affaire.
Le communiqué indique par ailleurs qu’en ce qui concerne le report de l’audience des accusés, prévue pour le 12 février 2026, il convient de noter que la première audience inscrite dans leur dossier s’est tenue le 22 janvier 2026, puis a été reportée au 29 janvier 2026 à leur demande, afin de préparer leur défense. Après l’inscription du dossier pour l’audience du 29 janvier 2026, celle-ci a de nouveau été reportée en raison de leur demande d’être assistés par leurs avocats, et la discussion de leur affaire a été renvoyée au 5 février 2025, à laquelle était présent un avocat de leur cause provenant du barreau de France, sans qu’il soit accompagné par un avocat ayant un bureau de consultation au Maroc. La discussion a donc été de nouveau renvoyée au 12 février 2026 à leur demande, ce qui montre que ce retard a été causé par leur propre requête.
D’autre part, la source a précisé que l’avocat en question a communiqué directement avec les détenus sénégalais en français et les a informés de la date de report du dossier, conformément à leur demande faite au tribunal.
Concernant la présence d’un interprète pour assurer la traduction durant la séance de jugement, la même source a indiqué que toutes les séances de jugement ont été accompagnées d’un interprète assermenté désigné par la cour, capable de traduire ce qui a été dit dans les séances en français, langue que tous les détenus comprennent et parlent. Cela prouve également que les allégations de la défense des concernés à ce sujet sont mensongères.
En ce qui concerne l’allégation selon laquelle les procès-verbaux d’audition des intéressés auraient été établis par des éléments de la police judiciaire sans interprète, la source a rappelé que les dispositions de l’article 21 du Code de procédure pénale ne nécessitent pas l’intervention d’un interprète si l’officier en charge de l’audition maîtrise la langue parlée par la personne auditionnée.
Pour conclure, le communiqué a affirmé que les procès-verbaux d’audition réalisés pour tous les détenus mentionnés indiquent clairement qu’un extrait a été lu et traduit au(x) personne(s) auditionnée(s), conformément aux exigences légales.




