L’arrestation de 61 Marocains en Algérie suscite des interrogations sur les droits humains et des appels à une enquête indépendante

L’association marocaine d’aide aux migrants en difficulté à Oujda a exprimé son inquiétude concernant l’arrestation de 61 Marocains par les autorités algériennes le 11 octobre 2026. Cette opération a eu lieu après que des médias algériens ont rapporté la démantèlement d’un réseau criminel organisé ayant des ramifications internationales, dont les membres sont soupçonnés de planifier des actes pouvant nuire à la sécurité et à l’ordre public du pays.
L’association a affirmé, dans un communiqué, qu’elle suit ce dossier aux côtés d’autres affaires concernant des jeunes Marocains arrêtés, disparus ou retenus en Algérie, en Tunisie, en Libye et en Mauritanie. Elle a souligné qu’un certain nombre de jeunes qui traversent la frontière vers l’Algérie cherchent des opportunités de travail et à améliorer leurs conditions de vie, tandis que d’autres tentent de migrer vers l’Europe par divers chemins.
L’association a mis en garde contre l’exploitation des réseaux de traite des êtres humains et de migration irrégulière des jeunes pour des activités criminelles, estimant que ces problèmes nécessitent une approche humaine, sociale et juridique, éloignée des préjugés et des calculs politiques, tout en insistant sur la nécessité de respecter les procédures légales et d’assurer un procès équitable.
Elle a demandé aux autorités algériennes d’ouvrir une enquête indépendante concernant les circonstances de l’arrestation des jeunes Marocains, de révéler leur identité et leur lieu de détention, et d’assurer le contact de leurs familles avec eux, ainsi que de faciliter les procédures de retour pour ceux qui ont purgé leur peine. L’association a aussi soulevé la situation de l’enfant Anas Ayadi, âgé de cinq ans et demi, demandant d’accélérer les démarches nécessaires pour le réunir avec sa famille.
L’association a annoncé son intention d’organiser une conférence de presse pour mettre en lumière ce dossier ainsi que d’autres questions liées aux migrants, réitérant son appel à la réouverture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie ou à la création de corridors humanitaires afin de réduire la souffrance des familles liées par des relations familiales et sociales.
Elle a souligné que les questions de migration, d’arrestation et de disparition nécessitent un traitement juridique et humain qui garantisse la dignité des migrants et protège leurs droits ainsi que ceux de leurs familles, loin des tensions politiques, tout en insistant sur la vérification des informations circulant au sujet des arrêtés en attendant des clarifications officielles sur l’affaire.




