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Le Maroc enregistre 438 divorces et séparations par jour, soit plus de 159 000 cas en une seule année.

Les cas de divorce se répartissent entre 42 832 divorces et 116 983 cas de dissolution, ce qui signifie que la dissolution représente environ 73,2 % de l’ensemble des cas jugés, contre environ 26,8 % pour le divorce.

En ce qui concerne les nouvelles affaires enregistrées au cours de l’année, les tribunaux ont recensé 41 466 demandes de divorce, contre 112 911 demandes de dissolution. Le total des affaires en cours, incluant les nouveaux dossiers et les anciens, s’élève à 44 734 affaires de divorce et 137 490 affaires de dissolution.

Ces chiffres révèlent une nette prédominance de la dissolution dans les litiges conjugaux portés devant la justice, mettant en lumière l’importance de comprendre les raisons de la séparation et les évolutions des relations familiales au Maroc.

Selon le rapport, le divorce par consentement mutuel a représenté la part la plus importante des affaires de divorce enregistrées en 2025, à hauteur de 96,97 %, suivi du divorce avant le mariage, qui a atteint 2,83 %. Les autres types de divorces demeurent quant à eux très marginalisés.

Pour ce qui est des affaires de dissolution, la dissolution pour discorde a dominé, représentant 97,82 % du total des affaires enregistrées, tandis que les autres types de dissolution représentaient moins de 3 %. Cela reflète l’importance de cette voie judiciaire pour mettre fin à une relation conjugale.

Sur le plan juridique, le divorce et la dissolution diffèrent ; le divorce se déroule selon les règles établies par le Code de la famille et sous le contrôle de la justice, tandis que la dissolution est prononcée par un jugement à la demande de l’un des époux, selon les cas spécifiés par la loi.

Ces indicateurs soulèvent des questions sur les facteurs sociaux, économiques et juridiques qui contribuent à l’augmentation des cas de séparation et sur la nécessité de renforcer la médiation familiale ainsi que le soutien psychologique et social, tout en évaluant l’impact des dispositions du Code de la famille sur la gestion des conflits conjugaux.

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