Accusations de « saturation » du marché marocain par les dattes algériennes : un syndicat professionnel exige une enquête et des comptes pour les responsables.

Le syndicat général des entreprises et des professions a suscité un nouveau débat autour du marché des dattes au Maroc, après avoir accusé des parties non désignées de complicité et d’indifférence face à l’entrée de grandes quantités de dattes algériennes sur le marché national au cours de l’année précédente. Il demande l’ouverture d’une enquête pour établir les responsabilités et identifier les acteurs ayant contribué à ce phénomène.
Dans un communiqué général concernant les dattes algériennes, le syndicat affirme que le marché marocain a connu l’année dernière ce qu’il qualifie de « grande invasion » des dattes algériennes, qui ont été commercialisées dans des sachets arborant le drapeau algérien. Il estime que ces quantités sont entrées au Maroc par des moyens illégaux, et que les conditions de leur entrée soulèvent des questions sur une éventuelle complicité ou négligence de la part de plusieurs parties.
L’organisation professionnelle, regroupant des associations, fédérations et coopératives œuvrant dans la production et la commercialisation des dattes, considère que la poursuite de la promotion de ces produits nuit au marché national et aux acteurs locaux, tout en tenant compte de la tension politique entre le Maroc et l’Algérie et du différend sur l’intégrité territoriale du Royaume.
Dans ce contexte, le syndicat a appelé la cheffe du gouvernement ainsi que les ministres de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture, de l’Intérieur, et le ministre délégué chargé du Commerce extérieur à prendre des mesures strictes pour interdire l’entrée des dattes algériennes, et à ouvrir une enquête sur toutes les parties ayant contribué, directement ou indirectement, à l’inondation du marché national avec ces produits.
Il a également demandé aux ministères de l’Industrie et du Commerce, ainsi qu’à celui de l’Agriculture, d’intervenir pour garantir la transparence et l’équité dans la distribution des quotas d’importation de dattes étrangères, tout en avertissant des manipulations potentielles de ces quotas, comme il le prétend s’être produit l’année dernière, entraînant une hausse des prix des dattes les plus consommées, particulièrement durant le mois de Ramadan.
Le syndicat insiste sur la nécessité de protéger la production nationale, rappelant que le Maroc dispose de variétés de haute qualité, notamment les dattes « Medjool », dont une part importante est destinée à l’exportation. Il estime que l’importation de variétés manquantes sur le marché doit se faire auprès de pays ayant des relations commerciales et des accords de libre-échange avec le Royaume.




