Les recettes ordinaires de l’État atteignent 424 milliards de dirhams en 2025.

Le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du budget, Fawzi Lekjaa, a déclaré, lundi à la Chambre des représentants, que les recettes ordinaires de l’État pour l’année 2025 s’élevaient à 424 milliards de dirhams, affichant ainsi une augmentation de 53 milliards de dirhams, soit 14,2 % par rapport à 2024.
Le ministre a précisé, en réponse à des questions orales concernant le bilan de l’exécution de la loi de finances pour 2025, que cette évolution est principalement due à la hausse significative des recettes fiscales, qui ont enregistré une augmentation de 43,8 milliards de dirhams, équivalant à 14,7 %, avec un taux de réalisation atteignant 107 % par rapport aux prévisions du projet de loi de finances.
Il a ajouté que les recettes de l’impôt sur les sociétés sont passées de 71,1 milliards de dirhams en 2024 à 91,4 milliards de dirhams en 2025, soit une augmentation de 28,6 %, tandis que les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée ont crû de 89,3 milliards de dirhams à 97,7 milliards de dirhams, et celles de l’impôt sur le revenu de 59,7 milliards de dirhams à 65,4 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 107,4 %.
Le ministre a également indiqué que les droits de douane avaient augmenté, passant de 15,2 milliards de dirhams en 2024 à 17,2 milliards de dirhams en 2025, soit une hausse de 12,9 %, tandis que les recettes de la taxe intérieure sur la consommation sont passées de 36,5 milliards de dirhams à 41,5 milliards de dirhams, marquant une augmentation de 13,8 %.
Il a affirmé que « cette hausse des recettes fiscales confirme une fois de plus la poursuite de la dynamique positive observée au cours des quatre dernières années, au cours desquelles les recettes ont connu une augmentation significative de 127 milliards de dirhams entre 2021 et 2025, ce qui représente une moyenne d’augmentation annuelle de 12,4 %. »
Lekjaa a souligné que cette performance positive des ressources a permis de couvrir l’augmentation des dépenses de personnel, qui ont augmenté de 15 milliards de dirhams afin de leur permettre de bénéficier des augmentations salariales prévues dans le cadre du dialogue social, ainsi que de financer le projet de généralisation de la protection sociale, dont les dépenses se chiffrent à 37,7 milliards de dirhams en 2025, contre 32 milliards de dirhams en 2024.
Il a également mis en avant que la bonne performance des ressources a permis de maintenir la dynamique de l’investissement public, avec une augmentation des émissions de 7,8 milliards de dirhams par rapport à 2024, atteignant un total de 125,3 milliards de dirhams, avec un taux d’émission et de performance de 76 %.
Le ministre a fait remarquer que cette amélioration des recettes et la gestion rigoureuse des dépenses ont permis de limiter le déficit budgétaire à 3,5 % pour l’année 2025, soit le même niveau que prévu dans la loi de finances, avec une diminution de l’endettement de la trésorerie à 67,2 % du produit intérieur brut, contre 67,7 % en 2024.
Il a réaffirmé que cette tendance se poursuivra au cours des années à venir, avec un déficit budgétaire prévu à 3 % entre 2026 et 2028, « posant ainsi l’endettement de la trésorerie sur une trajectoire à la baisse pour atteindre 64 % en 2028. »
Lekjaa a conclu en affirmant que ces résultats reflètent l’efficacité des choix économiques et financiers adoptés ces dernières années, sous la sage direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, précisant que les chiffres présentés ont été élaborés selon les normes statistiques établies par le Fonds monétaire international.




