Faits divers

La grande fuite : Les riches de Dubaï dépensent des centaines de milliers de dollars pour s’échapper via Oman.

Un nombre croissant de riches à Dubaï commence à quitter le centre d’affaires par tous les moyens possibles, même s’ils doivent payer des centaines de milliers de dollars pour fuir une guerre régionale dont ils craignent qu’elle ne se termine pas de sitôt.

La ville émiratie a toujours été une terre d’accueil pour les富 Riches attirés par son luxe, sa sécurité, sa tolérance fiscale, et le soutien de son gouvernement au secteur financier et commercial.

Cependant, cette réputation est désormais en jeu. Alors que l’Iran continue de tirer des missiles et des drones, certains sont prêts à débourser d’énormes sommes pour assurer leur sortie, la fermeture partielle de l’espace aérien des Émirats Arabes Unis compliquant la situation.

Evrim, une mère de deux enfants originaire de Turquie, explique : « Lorsque nous avons vu l’incendie, nous nous sommes dit qu’il était temps de partir », faisant référence à un incendie déclenché par des fragments de missile touchant un hôtel de luxe près de leur domicile sur Palm Jumeirah, un archipel de l’île représentatif de l’extravagance de l’émirat.

Elle précise qu’elle et son mari, avec leurs jeunes enfants, ont décidé de payer 200 000 dollars pour voyager par avion de la voisine Oman à Genève, où ils prévoient de rester jusqu’à la fin des hostilités. Pour atteindre Mascate, ils ont dû passer six heures en voiture à travers le désert.

Evrim confie à l’AFP : « Nous étions très inquiets… et cela s’explique avant tout par les enfants. Quand ils ont entendu l’explosion, ils ont eu peur », en référence aux interceptions de missiles et de drones dans le ciel.

La femme craint que quitter le pays ne devienne difficile si le conflit se prolonge, redoutant que l’Arabie Saoudite n’entre en guerre.

Dubaï a acquis une excellente réputation en tant que destination de loisirs pour les riches et les célébrités, abritant le plus haut bâtiment du monde, un immense centre commercial équipé d’une piste de ski, de grands parcs d’attractions et des hôtels de luxe.

Cependant, sa position en tant que centre sûr et stable dans une région troublée est menacée.

Depuis samedi, les Émirats Arabes Unis ont été ciblés par plus de 800 drones et 200 missiles, faisant trois morts, ce qui les expose au poids de la riposte iranienne dans la région du Golfe. Parmi les infrastructures visées se trouvent des aéroports et des installations pétrolières.

— « Nous prévoyons de revenir » —

Plusieurs pays, dont la Grande-Bretagne et l’Allemagne, dépêchent des avions en Oman pour évacuer leurs ressortissants, alors que le nombre de vols commerciaux au départ des Émirats Arabes Unis diminue.

Cependant, de nombreux riches trouvent des moyens de quitter le pays par leurs propres moyens.

Glen Phillips, directeur des relations publiques et de la publicité de la société « Air Charter Service » pour les vols privés, confirme que « la demande augmente certainement ».

Il affirme : « Nous avons déjà organisé plusieurs vols d’évacuation et nous avons encore plus de vols aujourd’hui et demain, principalement depuis Mascate pour les personnes souhaitant quitter Dubaï ».

Il souligne que les tarifs grimpent en flèche en raison du manque d’avions, dont beaucoup sont immobilisés dans des aéroports fermés. En outre, les entreprises de location d’avions privés hésitent à opérer en raison des craintes liées à la sécurité.

Phillips ajoute que la route par Oman est la plus populaire, mais que la congestion à la frontière avec les Émirats force les gens à attendre trois ou quatre heures pour passer.

Ce spécialiste explique à l’AFP que les avions disponibles deviendront de plus en plus rares à mesure que la guerre se prolonge.

Mike DeSouza, coordinateur des opérations chez Indus Chauffeur à Dubaï, indique que la demande pour des véhicules privés en provenance des Émirats Arabes Unis a fortement augmenté parmi les riches des pays occidentaux.

Nombreux sont ceux qui choisissent de sortir par l’Arabie Saoudite, où les aéroports restent opérationnels, même si l’obtention de visas d’entrée dans le royaume représente un défi pour certains désireux de partir.

Pour ceux qui se retrouvent bloqués et ayant un revenu moyen, le chemin vers la sécurité est plus ardu.

Un expatrié britannique, qui préfère garder l’anonymat, confie à l’AFP que trouver des places sur un vol commercial depuis Mascate a été très difficile pour lui, sa femme enceinte et leur fils de trois ans.

Il déclare : « Les prix sont incroyablement élevés et les sièges disparaissent rapidement lors de la réservation ».

Il ajoute : « Bien que mon fils ne comprenne pas ce qui se passe, il est clair qu’il est dérangé, tout comme ma femme qui était inquiète ».

Cependant, il insiste : « Nous aimons beaucoup Dubaï et la considérons comme notre chez-nous. Nous avons l’intention de revenir dès que notre enfant sera né et que la situation se sera stabilisée ».

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