Système des hydrocarbures : le Conseil de la concurrence appelle à davantage de transparence et de régulation du marché

Le Conseil de la Concurrence a indiqué, dans une note publiée hier mardi, que l’évolution des prix des carburants au Maroc entre le 1er et le 16 mars 2026 a enregistré des disparités dans la transmission des hausses internationales au marché national, avec un écart de -0,89 dirham par litre pour le gasoil, contre +0,17 dirham par litre pour l’essence.
Le Conseil a précisé que ces évolutions interviennent dans un contexte international tendu, notamment au Moyen-Orient, où les prix du pétrole brut et des produits raffinés ont connu une hausse rapide, affectant directement les pays importateurs, dont le Maroc.
Il a également souligné que, malgré l’augmentation continue des prix de référence internationaux, leur impact sur les prix de vente dans les stations-service au Maroc n’a pas été homogène. En effet, la hausse n’a pas été entièrement répercutée sur le prix du gasoil, tandis que celle de l’essence a dépassé le niveau d’augmentation internationale.
La note a également enregistré une disparité dans les prix de cession entre les acteurs, atteignant environ 0,20 dirham par litre pour le gasoil, soit environ 10 % de la hausse moyenne, mais la concurrence à l’échelle locale pousse vers un rapprochement des prix au niveau des ventes finales au public.
Dans ce contexte, le Conseil de la Concurrence a révélé avoir entamé des consultations avec les acteurs du secteur concernant un système de révision des prix tous les quinze jours, visant à améliorer le fonctionnement du marché et à renforcer la transparence et la compétitivité, tout en préservant ses équilibres.




