Société

Un comité des Nations Unies loue l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle, la considérant comme un modèle à suivre.

Les membres du Conseil consultatif de l’institution indépendante chargée des personnes disparues en République arabe syrienne, affiliée aux Nations Unies, ont salué l’expérience marocaine en matière de justice transitionnelle, la considérant comme un modèle réussi dont on peut tirer des leçons et des expertises.

Cela a été révélé lors de la rencontre de Mohamed Habib Belkouch, délégué ministériel chargé des droits de l’Homme, avec Mme Carla Kentana, présidente de l’institution onusienne, et son équipe, le mardi 19 mai 2026. Cette dernière a affirmé que l’expérience marocaine constitue une référence importante, notamment en ce qui concerne la gestion des dossiers de personnes disparues et des victimes de violations des droits de l’Homme.

Carla Kentana a souligné que cette rencontre était une « fenêtre d’espoir », en précisant que la spécificité de l’expérience marocaine réside dans le fait qu’elle émane d’une volonté nationale authentique, permettant aux Marocains de concevoir un modèle axé sur la recherche de la vérité, la connaissance du sort des disparus et la réparation des préjudices.

La présidente a également présenté l’historique de la création de l’institution, instaurée par une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, afin de soutenir les familles des victimes syriennes, tout en mettant l’accent sur l’importance de tirer profit des expériences internationales pionnières dans ce domaine.

Pour sa part, Mohamed Habib Belkouch a affirmé que les progrès réalisés par le Royaume du Maroc en matière de justice transitionnelle sont le fruit du haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a conféré à cette initiative un puissant élan et une volonté politique claire pour traiter ce dossier.

Le délégué ministériel a mentionné les rôles joués par l’Instance équité et réconciliation, notamment à travers l’organisation de sessions d’écoute publiques auxquelles ont participé des responsables gouvernementaux, des représentants de partis politiques et des centrales syndicales, dans le cadre de l’ancrage d’une culture de vérité et de réconciliation.

Répondant aux questions des membres de la délégation onusienne, Belkouch a exposé les différentes étapes de construction de l’expérience marocaine et ses effets durables, tant en matière de réparation des préjudices que de recherche de la vérité ou de mise en œuvre des recommandations et des réformes constitutionnelles, affirmant que les résultats de ce parcours perdurent plus de vingt ans après la fin des travaux de l’Instance équité et réconciliation.

La rencontre s’est conclu par l’expression par les membres du Conseil consultatif de l’institution onusienne de leur désir de poursuivre le dialogue et la coopération avec la délégation ministérielle chargée des droits de l’Homme, en vue de bénéficier de l’expertise marocaine dans divers domaines de la justice transitionnelle.

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