Téhéran et Washington parviennent à un accord pour mettre fin à la guerre

La nuit de dimanche à lundi, le Pakistan a annoncé qu’un accord avait été conclu entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre qui les opposait, et que ce dernier sera signé à Genève le 19 juin. Les deux pays concernés ont confirmé cette nouvelle après trois mois et demi depuis l’attaque américano-israélienne contre la République islamique, qui a entraîné un conflit s’étendant à plusieurs nations du Moyen-Orient, notamment le Liban.
Le président américain Donald Trump a immédiatement déclaré que le détroit d’Ormuz, le passage maritime vital fermé par l’Iran au début des hostilités, sera rouvert après la signature de l’accord vendredi. Il a également annoncé la levée du blocus américain sur les ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril. « Que le pétrole coule », a-t-il précisé.
De son côté, Téhéran, par la voix de son vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Ghareeb Abadi, a affirmé que l’accord « met un terme à la guerre immédiatement et de manière permanente », ajoutant que son pays avait « remporté des victoires majeures durant ce conflit ».
Le Pakistan a également déclaré que l’accord incluait le Liban, un point sur lequel Téhéran a insisté lors des négociations ardues qui se poursuivent depuis l’annonce d’un cessez-le-feu fragile le 8 avril.
Le Premier ministre pakistanais, Shahbaz Sharif, a annoncé que les États-Unis et l’Iran avaient atteint un « accord de paix » qui met immédiatement fin à toutes les opérations militaires dans le Moyen-Orient, y compris au Liban.
Sharif a indiqué dans un communiqué publié sur la plate-forme X : « Avec la signature de l’accord aujourd’hui, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine », ajoutant que « ces discussions qui précéderont la mise en œuvre établiront les bases de négociations techniques et de la cérémonie de signature officielle ».
Trump a pour sa part déclaré que cet accord conduira à « la sécurité et la paix » au Moyen-Orient.
L’Iran a réagi aux attaques américano-israéliennes ayant coûté la vie à de nombreux de ses dirigeants politiques, sécuritaires et militaires, parmi lesquels le guide suprême Ali Khamenei, en lançant des missiles et des drones contre Israël et plusieurs pays du Golfe, les accusant de faciliter les opérations militaires américaines contre l’Iran en accueillant des bases américaines sur leur sol.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah a été annoncé le 17 avril, mais a peu donné de résultats sur le terrain, malgré des sessions de négociations entre les gouvernements libanais et israéliens pour définir l’avenir des relations entre les deux pays. Pendant ce temps, le Liban a demandé le retrait d’Israël de son territoire, tandis qu’Israël exigeait le désarmement du Hezbollah, un engagement que le gouvernement libanais a respecté depuis plusieurs mois.
Des milliers de personnes ont été tuées, notamment au Liban et en Iran, depuis le début de la guerre.




