Alternatives moins nocives au tabagisme débattues lors des discussions de « Technovision 2026 » à Rabat pour renforcer la souveraineté sanitaire en Afrique.

Les participants à une rencontre scientifique organisée, ce mercredi à Rabat, dans le cadre des activités de « Technovision 2026 », ont mis en lumière des moyens de renforcer la souveraineté sanitaire en Afrique, tout en soulignant l’importance d’adopter des approches innovantes pour réduire les risques sanitaires, notamment en examinant des alternatives moins nocives dans le domaine du tabagisme dans le cadre des politiques de santé publique.
Des experts et des chercheurs présents lors de cette rencontre ont affirmé que la souveraineté sanitaire représente une priorité stratégique pour le continent africain, car elle permet le développement de solutions ancrées dans la réalité locale et adaptées aux spécificités de chaque pays.
Ils ont également mis en avant la position que le Maroc occupe désormais comme un modèle régional en matière d’innovation sanitaire, de développement des infrastructures et de formulation de politiques publiques efficaces.
Les intervenants ont souligné que l’accueil de cet événement par le Royaume, réunissant près d’une centaine de participants, experts et décideurs, reflète la position avancée qu’il occupe désormais sur les plans africain et régional, grâce à sa vision stratégique à long terme et à son approche évolutive en matière de gouvernance sanitaire.
Les participants ont insisté sur le fait que la réduction des risques sanitaires est devenue une option essentielle face aux défis actuels, en affirmant la nécessité d’utiliser l’innovation et la technologie dans la prise de décisions sanitaires, tout en tenant compte des capacités et des ressources disponibles pour chaque pays.
Ils ont également appelé à l’élaboration de politiques transversales en matière de santé publique, intégrant une approche de réduction des risques dans la gestion des questions de santé mentale, de dépendance et d’éducation à la santé, ainsi que dans les défis liés aux changements climatiques et à leurs impacts sur les maladies infectieuses et non infectieuses. Dans ce cadre, ils ont souligné l’importance d’adapter les recommandations internationales aux spécificités épidémiologiques locales.
Les experts ont indiqué que la réalisation de la souveraineté sanitaire reste étroitement liée à la souveraineté scientifique, nécessitant un investissement dans les compétences de recherche africaines et le renforcement des capacités autonomes du continent pour réduire la dépendance externe face aux crises sanitaires mondiales.
Le programme de la rencontre a comporté plusieurs sessions spécialisées, dont une sur « la politique africaine de prise de décision en matière de politiques de santé », une autre abordant « la place des consommateurs au cœur de l’information », ainsi que des discussions axées sur les approches de réduction des risques et les alternatives moins nocives dans le cadre des stratégies de santé publique.




