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Opération sécuritaire majeure : Arrestation de 10 personnes liées à l’État islamique dans 7 villes marocaines (Photos)

Dans une opération sécuritaire majeure, qualifiée de professionnelle, utilisant des équipements de pointe et des moyens logistiques avancés, la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), à travers le Bureau Central d’Investigations Judiciaires (BCIJ), a réussi le lundi 6 juillet dernier à déjouer un projet terroriste de grande envergure qui en était à des phases avancées d’exécution, avec un soutien logistique et opérationnel direct du succursale de l’organisation terroriste « DAESH » dans la région du Sahel africain.

Interventions simultanées dans 7 villes

Les éléments de la force spéciale de la DGST ont mené des opérations d’arrestations simultanées qui ont ciblé des points de répartition de la cellule terroriste dans plusieurs villes : Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fqih Ben Salah, et Safi, après des mois de suivi renseignement minutieux entrepris par des officiers sur le terrain chargés de la collecte et de l’analyse des données relatives à cette cellule.

Cette opération a abouti à l’arrestation de 10 personnes suspectées d’être impliquées dans la mise en œuvre de ce projet terroriste, parmi lesquelles un ancien détenu sous la loi sur la lutte contre le terrorisme, et un mineur.

Perquisitions assistées par des chiens spécialisés et des robots

Après avoir complété toutes les garanties légales et procédurales, les inspecteurs et officiers du Bureau Central ont entamé des opérations de perquisition des domiciles des détenus, avec l’aide d’équipes de chiens entraînés de la police nationale. Ces perquisitions ont permis de saisir des armes blanches et du matériel d’intervention, ainsi que des uniformes militaires et des documents extrémistes contenant des explications détaillées sur la fabrication d’engins explosifs, ainsi que des enregistrements numériques comprenant un allégeance à l’organisation « DAESH » et des menaces explicites visant le Maroc.

Véhicule piégé préparé pour une attaque-suicide dans un entrepôt à Inzegan

La perquisition d’un entrepôt situé à Inzegan a marqué un tournant dans l’opération, où a été découvert un véhicule tout-terrain dont le réservoir de carburant avait été modifié dans un atelier clandestin pour fonctionner au gaz butane, dans l’intention de l’utiliser pour un attentat-suicide ou une attaque par collision visant des installations sensibles.

Dès sa découverte, un protocole de sécurité a été activé, comprenant l’évacuation des résidents voisins de l’entrepôt, avant qu’une équipe spécialisée en déminage de la police nationale n’intervienne, utilisant des robots télécommandés et des appareils de détection précis pour examiner le véhicule et évaluer son niveau de dangerosité, en vue du travail des équipes de la scène de crime et de la police judiciaire pour une inspection technique.

Dans le même entrepôt, des bouteilles de gaz butane et des cocottes-minute ont également été saisies, certaines étant remplies de clous et reliées par des fils électriques, en plus d’un poste à souder, des coupeurs électriques, des lampes et des quantités de produits chimiques solides et liquides, qui seront soumises à une expertise technique pour déterminer leur nature et leur utilisation.

Lien direct avec les dirigeants de DAESH dans le Sahel

Les données de renseignement indiquent que les membres de la cellule ont prêté allégeance au prétendu calife de l’organisation « DAESH » et ont récemment reçu des instructions directes de dirigeants de la filiale du groupe dans la région du Sahel et du Sahara, leur ordonnant de rester au Maroc pour mettre en œuvre un programme de sabotage, tout en reportant leur départ pour les bastions du groupe à l’étranger.

Les enquêtes ont révélé que le chef de la cellule avait réparti les rôles sous la direction de « DAESH » : une équipe chargée de sélectionner les cibles, une autre pour la surveillance et le renseignement, et une troisième responsable de l’acquisition des matériaux et équipements nécessaires à la mise en œuvre des plans.

Enquête en cours sous la supervision du parquet

L’enquête judiciaire se poursuit sous l’autorité du parquet spécialisé dans les affaires de terrorisme, où les détenus adultes sont placés en garde à vue et le mineur est soumis à un dispositif de surveillance, afin d’approfondir les investigations et de déterminer les ramifications de la cellule tant au niveau national qu’international.

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