Régions

Consultation à Ait Baha pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré dans la province d’Imsouane.

Un important rendez-vous pour le développement à Aït Baha

Aujourd’hui, un large débat consultatif s’est tenu dans la commune d’Aït Baha, dans le but d’élaborer une nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré au niveau de la province d’Agadir-Ida Ou Tanane.

Lors de cette réunion, le gouverneur de la province, Mohamed Salim Sbiti, a souligné que cet événement important s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations royales évoquées dans le discours du Trône et coïncide avec l’ouverture de la session d’automne du Parlement, qui appelle à une nouvelle approche pour traiter les problématiques de développement et réduire les disparités sociales et territoriales. Il a également insisté sur l’importance d’accorder une attention particulière aux zones les plus vulnérables, notamment les régions montagneuses et côtières, ainsi qu’aux centres ruraux émergents.

M. Sbiti a précisé que cette réunion vise à renforcer la dynamique de concertation en vue de diagnostiquer les réalités et les contraintes du développement au sein des différentes communes de la province. Il a également souligné la nécessité de cerner les lacunes observées dans divers domaines, par le biais d’analyses précises prenant en compte les aspirations de la population locale, en particulier dans les zones souffrant de vulnérabilité et de ressources limitées.

Le responsable territorial a insisté sur l’importance d’élargir le champ des consultations, d’impliquer divers acteurs et de prêter une attention particulière aux attentes de la population locale et à ses besoins urgents, notamment dans le domaine du soutien aux infrastructures et services essentiels, la sécurité des ressources en eau, et l’accès aux secteurs sociaux tels que la santé et l’éducation. Il a également mis en avant la nécessité de dynamiser les programmes d’emploi, de diversifier l’offre économique, et de valoriser les ressources locales pour en faire un moteur de travail et de développement.

Il a été mentionné que cette nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré repose sur des mécanismes d’écoute, d’engagement et de responsabilité, mettant le citoyen au centre de tous les dispositifs de développement.

Lors de cette rencontre, qui a vu la participation de responsables sectoriels, de chambres professionnelles, d’élus, des autorités locales et du tissu associatif, des présentations ciblées ont été faites concernant les programmes réalisés dans le domaine de l’accès aux ressources en eau, le renforcement de l’offre sanitaire et éducative, ainsi que la promotion des secteurs productifs et la diversification de l’économie locale dans les domaines de l’agriculture, de l’artisanat, de la production, du tourisme, des services et de l’économie solidaire.

D’autre part, les projets réalisés dans les différents secteurs ont été rappelés, tout en identifiant les manques encore présents et la nécessité de valoriser les potentialités de la province dans le cadre de la mise en œuvre de programmes de développement intégrés.

Les interventions ont salué cette approche de développement participatif et ancrée dans la base, plaidant pour que le citoyen soit la pierre angulaire de tous les programmes de développement. Elles ont mis en lumière les nombreuses disparités sociales et territoriales auxquelles certaines régions, notamment rurales et montagneuses, font face. Les besoins en infrastructures et équipements essentiels demeurent critiques, particulièrement en ce qui concerne l’accès à l’eau potable et les services sociaux, notamment dans l’accès aux soins de santé de base, ainsi que les profondes problématiques que rencontre le système éducatif de la province, affectant les principes de qualité et d’équité.

Il a également été proposé de porter une attention particulière aux conditions des populations vulnérables, de promouvoir l’autonomisation économique et sociale des femmes, et d’intégrer les jeunes comme force motrice, tout en mettant l’accent sur les secteurs de la jeunesse, du sport et de la culture dans les différents programmes et plans de développement.

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