Le retard du soutien public pour les entreprises médiatiques suscite des inquiétudes au Parlement et au sein de l’Union nationale du travail.

Le conseiller parlementaire Khaled Setti, représentant de l’Union nationale du travail au Maroc, a exprimé sa vive inquiétude face au retard dans le versement du soutien public annuel aux entreprises médiatiques nationales. Il a souligné que ce retard place de nombreuses structures médiatiques, qu’elles soient imprimées ou numériques, devant le risque de faillite et d’accumulation d’engagements financiers, menaçant ainsi la continuité du service d’information et sa capacité à remplir son rôle constitutionnel et sociétal.
Dans sa communication adressée au ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, sous l’égide du président du Conseil des conseillers, le conseiller a fait état des problématiques fondamentales soulevées par la poursuite d’une approche exceptionnelle de gestion des salaires des journalistes, prise en charge directement par le fonds de soutien, qui était appliquée durant la pandémie de Covid-19. Parmi ces enjeux, il a notamment cité :
– La distorsion de la relation de travail entre les entreprises et leurs employés, perturbant ainsi la gestion administrative et financière.
– L’entrave à l’investissement et l’impossibilité pour les institutions de développer leurs outils technologiques et d’accroître leur compétitivité.
– L’opacité administrative et l’absence d’un calendrier précis pour le versement des droits de l’année en cours.
Setti a demandé à la ministre de clarifier les raisons du retard dans le versement du soutien, conformément à la nouvelle formule du décret numéro 2.23.1041, ainsi que le calendrier pour mettre fin à l’état d’exception et revenir à une gestion normale des salaires des journalistes au sein des entreprises, tout en garantissant le respect des accords collectifs et des augmentations prévues.




