La confédération patronale marocaine annonce l’ouverture des candidatures pour la présidence 2026-2029 dans un contexte d’anciennes crises touchant Chakib Alj.

Le Conseil d’administration de l’Union générale des entreprises du Maroc (CGEM) a approuvé, lors de sa réunion jeudi dernier, la date du 11 mars 2026 pour l’ouverture des candidatures au poste de président pour le mandat 2026–2029.
Le conseil, présidé par le président sortant Chakib Alj, a annoncé une prochaine réunion pour valider les candidatures afin de finaliser la liste des candidats, qui sera soumise au vote de l’assemblée générale ordinaire élective prévue le 14 mai 2026.
Cette échéance électorale se déroule dans un contexte de crises personnelles et économiques traversées par la famille Alj, le président sortant ayant connu des tensions sur certains dossiers professionnels et judiciaires.
Parmi les affaires les plus marquantes figure celle liée au secteur de la construction, où l’une des entreprises de construction associées à Chakib Alj a fait faillite, incapables de honorer ses engagements envers des petites entreprises fournissant des matériaux de construction, ce qui a entraîné une rupture des relations professionnelles et des contentieux judiciaires.
Certaines de ces affaires ont suscité l’intérêt des autorités officielles et ont été relayées par certains acteurs économiques, impactant ainsi la réputation de la famille dans les milieux professionnels.
La famille a également dû faire face aux conséquences d’autres affaires financières et judiciaires, incluant le dossier du neveu du président de la CGEM, ainsi que des affaires impliquant des membres de la famille dans des affaires de contrebande et de différends financiers et administratifs avec des partenaires et investisseurs, atteignant des niveaux de pression judiciaire qui ont failli compromettre certains de leurs intérêts.
Malgré ce contexte, le paysage électoral de l’Union générale des entreprises du Maroc reste étroitement lié à l’évaluation du mandat du président sortant au cours de son précédent mandat, tout en tenant compte des enjeux économiques actuels et des grands dossiers auxquels le secteur privé marocain fait face.
Les professionnels et observateurs économiques suivent avec attention ces élections, en raison de leur impact sur l’avenir des politiques économiques au Maroc et du rôle des patrons dans la défense des intérêts des entreprises, face à des défis tels que la hausse des prix, la crise des matières premières et la pression des réglementations fiscales et sociales.




