La Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme appelle à une réforme globale pour protéger les femmes contre la violence, notamment la violence numérique.

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes, qui a lieu le 25 novembre, la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme a souligné l’importance de lutter contre la violence faite aux femmes, qui constitue une violation des droits humains et un résultat de la discrimination persistante entre les sexes. Elle a indiqué que les taux de violence au Maroc sont alarmants, avec 3,7 millions de femmes victimes de violence en l’espace d’un an, dont 1,3 million dans le cadre familial.
La Ligue a également exprimé son inquiétude face à la montée de la violence numérique, en particulier la diffamation en ligne, et a appelé à criminaliser cette violence tout en imposant des lois plus strictes pour réduire l’impunité.
Elle a mis en garde contre les pratiques de diffamation exercées contre les femmes sur Internet, notamment de la part de personnalités publiques sur des plateformes telles que YouTube.
Concernant la loi 103-13 relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes, la Ligue a affirmé qu’elle n’offre pas de protection efficace aux victimes, surtout face aux formes modernes de violence telles que la violence numérique et la diffamation en ligne.
Elle a appelé à une réforme complète de cette loi, avec une criminalisation explicite de la violence numérique et la mise en place d’une protection immédiate pour les victimes.
Parmi les propositions de la Ligue, on trouve :
- Une réforme législative globale pour éradiquer la violence à l’égard des femmes.
- La protection des femmes et des filles, tant physiquement que numériquement, ainsi que l’imposition de sanctions aux auteurs de violence.
- La lutte contre la traite des femmes et des enfants.
- L’intégration de l’éducation à l’égalité dans les programmes scolaires.
Elle a insisté sur le fait que protéger les femmes contre la violence, en particulier la violence numérique, est devenue une nécessité nationale urgente pour préserver la paix sociale et les droits humains.




