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Mauritanie : Le Maroc considère la sécurité et la stabilité de la région du Sahel comme un enjeu stratégique impactant l’ensemble du continent africain.

Le député, Hassan Ben Omar, a affirmé aujourd’hui, mardi, à Nouakchott, que le Maroc considère la sécurité et la stabilité de la région du Sahel non pas comme une simple priorité régionale, mais “comme un enjeu stratégique qui concerne l’ensemble de l’Afrique”.

Ben Omar, membre de la délégation parlementaire nationale à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, a souligné, lors de l’ouverture d’un colloque organisé pour deux jours par l’Assemblée nationale mauritanienne sur le thème “Les parlements face aux défis de la paix et de la sécurité en Afrique”, que le Royaume adopte, sous les instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une approche multidimensionnelle envers la région du Sahel, fondée sur trois axes complémentaires.

Le premier axe, selon Ben Omar, consiste en “une assise sécuritaire solide”, reposant sur une coopération efficace avec plusieurs pays du Sahel dans les domaines de l’échange d’informations sécuritaires, de la formation et du renforcement des capacités des forces de sécurité, ainsi que de la coordination opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme. Le deuxième axe concerne “la lutte contre l’extrémisme”, notamment à travers le rôle joué par l’Institut Mohammed VI de formation des imams et des conseillers, “dans la promotion d’un islam modéré et ancré dans l’histoire, et la protection des sociétés contre les discours extrémistes”.

Quant au troisième axe, ajoute Ben Omar, il s’agit d’un “engagement économique et humain solide” du Royaume, illustré par ses contributions au développement du Sahel “à travers une coopération structurelle, pragmatique et durable qui englobe des secteurs vitaux tels que l’agriculture, les infrastructures hydrauliques et la formation”.

Il a insisté dans ce contexte sur le fait qu’avec cette vision, le Maroc demeure un partenaire fiable, stable et profondément convaincu des avancées de la région du Sahel.

Par ailleurs, le vice-président de la Chambre des représentants a souligné que ce colloque, organisé en collaboration avec l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, reflète le rôle central des parlements, considérant que ceux-ci “ne peuvent rester de simples observateurs externes des crises du Sahel. Ils doivent être des acteurs essentiels du changement”.

Il a recommandé à cet égard d’harmoniser les législations, affirmant qu’une législation cohérente entre les pays du Sahel et leurs partenaires constitue un outil puissant pour faire face aux réseaux criminels. Il a également appelé à renforcer les politiques inclusives, en particulier pour les jeunes et les femmes, ainsi qu’à accroître le contrôle parlementaire afin d’assurer transparence, efficacité et exemplarité dans l’action publique, particulièrement dans des secteurs sensibles tels que la sécurité, la gestion des ressources et les programmes de développement territorial.

Il a conclu en déclarant qu’en unissant les efforts et en renforçant la coopération parlementaire, tout en plaçant l’humain au cœur des priorités, “nous pouvons redonner à la région du Sahel son rôle stratégique de pont pour la paix, les échanges et la prospérité”.

Les travaux de ce colloque, auxquels participent des représentants des parlements du Sénégal, du Tchad, et de la République Démocratique du Congo, ainsi qu’une délégation de la Secrétariat général de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et plusieurs experts, abordent divers sujets, notamment “la situation sécuritaire au Sahel et en Afrique de l’Ouest”, “les initiatives locales de prévention des conflits” et “le rôle des parlementaires dans la promotion de la paix et de la sécurité”.

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