Economie

Préparations pour la saison agricole 2025-2026 : Programmation de 5 millions d’hectares et renforcement des ressources et du soutien face aux défis climatiques.

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, Ahmed Bouari, a déclaré ce lundi lors d’une séance de questions orales au sein de la Chambre des représentants, qu’environ 5 millions d’hectares de cultures automnales ont été programmés, dont 4,4 millions d’hectares consacrés aux principales céréales, dans le cadre de la campagne agricole 2025-2026.

Le ministre a précisé, en réponse à des questions sur les « préparatifs pour la prochaine campagne agricole 2025-2026 », qu’une quantité de 1,5 million de quintaux de semences certifiées pour les cultures d’automne a été mise à disposition, dont 1,2 million via la société Sonacos, à des prix incitatifs et subventionnés pour atténuer l’impact de l’augmentation des coûts des intrants au niveau international.

Il a ajouté que le soutien aux semences certifiées a été élargi pour inclure les légumineuses alimentaires et fourragères, afin de soutenir le revenu des agriculteurs et diversifier la base alimentaire nationale, en mobilisant également 650 000 tonnes de fertilisants phosphatés aux mêmes tarifs que la campagne précédente.

Pour faire face aux risques climatiques, Bouari a indiqué qu’une assurance a été programmée pour un million d’hectares, dans le cadre d’une couverture multiple des risques climatiques pour les cultures céréalières, les légumineuses et les cultures oléagineuses, ainsi qu’une assurance pour 50 000 hectares réservés aux arbres fruitiers.

Dans une perspective d’agriculture intelligente sur le plan climatique, M. Bouari a noté qu’au-delà de 400 000 hectares ont été dédiés au semis direct cette année, avec un objectif d’atteindre un million d’hectares d’ici 2030, en plus de l’acquisition et de la distribution de 235 semoirs aux coopératives. Il a ajouté que la mise en œuvre du programme national d’irrigation complémentaire se poursuit pour atteindre un million d’hectares d’irrigation complémentaire d’ici 2030.

Concernant les ressources en eau, le ministre a indiqué que le stockage des barrages destinés à des fins agricoles est actuellement de 3,98 milliards de mètres cubes, avec un taux de remplissage d’environ 28 %, dont 70 % se concentre dans les bassins de Sebou et Loukkos. Il a également souligné qu’une allocation temporaire globale des eaux d’irrigation pour certaines zones irriguées a été établie à 452 millions de mètres cubes, soit environ 8 % des besoins en grandes zones irriguées.

Il a mentionné le lancement d’un programme d’irrigation dans le bassin de Loukkos, accompagné de restrictions strictes sur les allocations d’arrosage dans les régions de l’Ouest, Tadla-Azilal, Tafilalet et Ouarzazate, tandis que l’irrigation reste suspendue dans d’autres zones en attendant une amélioration du stock d’eau.

Le ministre a aussi signalé la poursuite du soutien aux cultures sucrières, visant à atteindre 61 000 hectares, en raison de leur rôle dans la relance de l’économie rurale et la création d’emplois. Il a ajouté que le ministère vise également à programmer plus de 100 000 hectares de légumes les plus consommés pour assurer un approvisionnement régulier des marchés.

En ce qui concerne la préservation de la production animale, le responsable gouvernemental a enregistré l’adoption d’une approche intégrée concernant la filière du lait, à travers le soutien à l’importation de veaux de race, l’encouragement de la production locale, et l’interdiction de l’abattage des femelles jeunes de races laitières, en plus de la filière des viandes rouges.

Concernant cette dernière, Bouari a confirmé la poursuite de la suspension des droits d’importation et de la taxe sur la valeur ajoutée jusqu’au 31 décembre 2025, afin de réaliser un équilibre entre la protection du pouvoir d’achat des consommateurs et la stabilité des conditions pour les éleveurs, en plus de la mise en œuvre d’un programme gratuit de protection de la santé animale contre les maladies infectieuses et les épidémies.

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