Les organisations professionnelles de la presse alertent sur le déclin du secteur et critiquent l’approche unilatérale du gouvernement dans l’élaboration du projet de loi.

Les organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition ont tenu, le mercredi 24 septembre dernier, une rencontre avec la direction de la Confédération démocratique du travail (CDT) au siège central de l’organisation à Casablanca, présidée par le secrétaire général Abdelkader Zayer, en présence de ses adjoints et des membres du bureau exécutif.
Cette réunion a vu la participation de délégations représentant le Syndicat national de la presse marocaine, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux, l’Université nationale de la presse et de la communication (UMT), la Confédération marocaine des éditeurs de presse et de médias, ainsi que l’Université nationale des médias et de la presse (CDT). Leurs présidents et secrétaires généraux ont présenté un exposé détaillé sur les conséquences auxquelles fait face le secteur.
Les organisations syndicales et professionnelles ont affirmé que le gouvernement porte la responsabilité directe de la régression et du retard dont souffre le secteur de la presse et de l’édition, en raison de son monopole dans l’élaboration du projet de loi de réorganisation du Conseil national de la presse. Elles estiment que l’intervention des autorités dans ce processus viole la constitution et les lois, compromettant ainsi la philosophie et le cœur de l’autogestion de la profession.
Les intervenants ont insisté sur leur rejet du contenu du projet sous sa forme actuelle, exigeant son retrait du Conseil des conseillers et son retour à la table du dialogue social sectoriel pour en discuter en détail et parvenir à un consensus. Ils ont également salué les observations contenues dans la note du Conseil national des droits de l’homme, ainsi que les propositions de l’Organisation marocaine des droits de l’homme, sans oublier l’avis attendu du Conseil économique, social et environnemental, les considérant comme des étapes importantes pour corriger les abus et produire un texte législatif conforme à la constitution et aux conventions internationales pertinentes.
Dans son intervention, Abdelkader Zayer a salué l’unité de la lutte commune entre les organisations syndicales et professionnelles, réaffirmant la solidarité absolue de la Confédération démocratique du travail avec leurs revendications, et appelant à l’établissement d’un projet médiatique libre, démocratique, pluraliste et responsable, qui renforce les droits et acquis tout en ancrant les valeurs d’indépendance et de transparence.




