Régions

Tensions entre les professionnels de l’enseignement de la conduite et l’Agence nationale de la sécurité routière à cause de nouvelles décisions réglementaires

Les organisations professionnelles représentant le secteur de l’enseignement de la conduite au Maroc ont exprimé leur mécontentement concernant ce qu’elles appellent une « méthodologie unilatérale » adoptée par l’Agence nationale de la sécurité routière dans la gestion de plusieurs dossiers liés au secteur. Elles estiment qu’un certain nombre de décisions sont prises sans réelle mise en œuvre des résultats des réunions précédentes ou sans une véritable implication des professionnels dans leur élaboration.

Dans un communiqué adressé à l’opinion publique professionnelle et administrative en date du 17 février 2026, ces organisations ont précisé qu’une réunion antérieure, tenue avec des responsables de l’agence au sujet de l’octroi aux formateurs de la possibilité de choisir leur lieu de formation via une plateforme électronique, avait donné lieu à un accord consigné dans un procès-verbal officiel. Cependant, la version finale qui a été présentée par la suite comportait des modifications jugées « non consensuelles », ce qui a été perçu comme un recul par rapport à l’esprit du dialogue institutionnel.

Elles ont également critiqué ce qu’elles qualifient de marginalisation de leur rôle dans l’élaboration des décisions et des projets liés au secteur, notant que cela porte atteinte au principe de démocratie participative énoncé constitutionnellement et renforce un mode de prise de décision unilatéral plutôt qu’un partenariat institutionnel.

Dans un contexte similaire, les organisations ont exprimé leur rejet de ce qu’elles disent être le passage de décisions essentielles lors de la réunion du 9 février 2026, considérant que la conjoncture nécessite une plus grande clarté dans la vision et la cohésion dans les orientations.

Concernant l’examen pratique pour l’obtention du permis de conduire, elles ont appelé à une clarification officielle sur l’imposition d’un examen préalable, avec explication des bases légales et réglementaires adoptées, des modalités de programmation des rendez-vous, ainsi que des délais entre les deux parties théorique et pratique, en plus des conditions de passage entre elles. Elles ont également demandé des garanties pour éviter la perturbation des intérêts des professionnels et des usagers, tout en tenant compte de l’équilibre économique des établissements d’enseignement de la conduite.

Ces organisations ont conclu leur communiqué en soulignant que le secteur a besoin de réformes sérieuses reposant sur une approche participative claire, appelant à une speed-up de la publication de la modification attendue du cahier des charges pour garantir la transparence et l’adoption de critères objectifs et équilibrés.

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