Des rives de l’histoire aux horizons de Rabat… Des femmes écrivent le monde.

Le festival « Littératures en déplacement » renouvelle son rendez-vous avec le public de la littérature et de la pensée les 10 et 11 octobre à Rabat, lors d’une édition qui rend entièrement hommage à la femme écrivain sous le slogan « Le monde par des plumes féminines ».
Nadia Salmi, la directrice du festival, a présenté lors d’une conférence de presse ce jeudi les principales thématiques de cette édition réunissant 30 écrivaines du Maroc, d’Afrique, du monde arabe et d’autres régions, soulignant ainsi la philosophie de dialogue, de diversité et de voyage que le festival a adoptée depuis son lancement en 2017.
Nadia Salmi a exprimé sa fierté de voir cet événement intégré aux activités de « Rabat, capitale de la culture mondiale », mettant en avant que le festival vise à créer un espace facilitant l’interaction entre l’écrivain et le lecteur, tout en apportant une contribution citoyenne à la promotion de la lecture et à l’élargissement de la circulation des livres parmi les différentes couches de la société.
Elle a précisé que cette édition, organisée en collaboration avec le secteur de la culture, a réussi à proposer une liste brillante d’écrivaines ayant rencontré un grand succès et ayant obtenu des prix littéraires au cours des dernières années, ce qui contribue à renforcer la renommée de Rabat en tant qu’espace de dialogue et d’échange culturel et humain au-delà des frontières.
Nadia Salmi a également souligné que l’événement a veillé à garantir une forte participation des écrivaines africaines lors de cette édition, ainsi qu’une représentation diversifiée des différentes générations d’écriture littéraire.
Elle a constaté une augmentation constante du nombre de visiteurs et de lecteurs assistant aux activités de « Littératures en déplacement », considérant que l’accueil de 12 à 14 000 visiteurs en quelques heures est un indicateur que la problématique de la lecture et de la culture n’est pas une crise de public, mais plutôt une question d’offre culturelle.
Des écrivaines venues du monde entier partageront leurs histoires et leurs romans, transformant la ville en une immense bibliothèque à ciel ouvert, où le cœur bat au rythme de la créativité féminine, dans une initiative qui est une première dans le monde arabe. Venues du Maroc, de la Tunisie, du Liban, d’Algérie, de Palestine, de Syrie, de France, de Suisse, d’Espagne, du Cameroun, de La Réunion, du Canada et de la Martinique, des voix féminines aux références et expériences variées se rencontreront dans le domaine de la littérature et de l’échange, franchissant les barrières de la langue et de la géographie.
Cette septième édition du festival comprendra une série de tables rondes abordant des thèmes tels que « Le monde par leurs plumes », « Les mots et les femmes », et « Quand les femmes tissent des liens entre les rives », ainsi que des séances de dédicaces et des lectures de passages littéraires.
L’événement se clôturera par un spectacle sous forme de procès littéraire intitulé « Faut-il tuer Shéhérazade ? », une expérience théâtrale et littéraire sans précédent, réalisée en collaboration avec le Parlement des écrivaines francophones, où se mêlent les frontières entre théâtre, littérature et débat intellectuel.
Dans un cadre symbolique de salle d’audience, des écrivaines prendront les rôles de procureures, de témoins, de juges et d’accusées afin d’interroger et de célébrer les voix féminines.
Le festival a lancé sa quête d’aventure à Salé en 2017, avant de faire escale à Casablanca (2018), Marrakech (2019), Fès (2022), Tanger (2023) et de revenir à Rabat (2024), qui accueillera à nouveau les invités de la culture marocaine, enrichissant ainsi l’activité de la capitale mondiale du livre.




