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Le délégué ministériel reçoit une délégation internationale pour l’abolition de la peine de mort et réaffirme l’engagement du Maroc en faveur des droits de l’homme.

Mohammed Habib Belkouch, le délégué ministériel chargé des droits de l’homme, a accueilli le vendredi 28 novembre 2025 une délégation de la Commission internationale contre la peine de mort, dirigée par Ruth Dreifuss, vice-présidente de la commission et ancienne présidente de la Confédération suisse. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail effectuée par la délégation au Maroc du 26 au 28 novembre 2025.

Cette réunion a été l’occasion pour la présidente de la délégation de présenter la nature des travaux de la commission, qui est une organisation internationale non gouvernementale dédiée à la défense de l’abolition mondiale de la peine de mort. Elle a également évoqué les initiatives et les efforts de plaidoyer menés par la commission à travers le monde, ainsi que ses démarches auprès des différents pays pour les encourager à adopter un chemin vers l’abolition, tout en soulignant les défis mondiaux auxquels fait face le système des droits de l’homme dans ce domaine.

Dans ce contexte, Dreifuss a exprimé son appréciation pour les évolutions positives que connaît le Maroc en matière de droits de l’homme, ainsi que pour les dynamiques réformatrices en cours, saluant le vote favorable du Maroc aux Nations Unies en faveur de l’arrêt de l’application de la peine de mort. Elle a également formulé l’espoir que le royaume rejoigne à l’avenir le protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Pour sa part, le délégué ministériel a souligné, lors de sa rencontre avec la délégation internationale, les rôles stratégiques que joue la délégation ministérielle en tant qu’organe national de coordination et de suivi de l’exécution des engagements internationaux du Maroc en matière de droits de l’homme. Il a également mis en avant les efforts du Maroc dans ce domaine, tant par ses acquis constitutionnels que par les avancées législatives observées dans le système pénal, notamment en ce qui concerne la réduction des crimes punis de la peine de mort lors de la révision du code pénal, tout en précisant que le Maroc n’a pas exécuté de peine de mort depuis 1993.

Belkouch a également souligné l’importance du vote favorable du Maroc sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant à l’arrêt de l’application de la peine de mort, le considérant comme un pas qui reflète des orientations réalistes et responsables. Il a conclu la rencontre en affirmant l’engagement du royaume à approfondir le débat national sur cette question, en harmonie avec les orientations royales exprimées dans le message royal adressé à la Conférence mondiale sur les droits de l’homme tenue à Marrakech, qui a appelé à élargir le champ du dialogue sur l’avenir de cette peine au Maroc.

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