Société

Les organisations de la presse rejettent la loi 25/26 et affirment, avec le Parti Socialiste Unifié, leur engagement à défendre l’indépendance de la profession.

Les organisations syndicales et professionnelles du secteur de la presse et de l’édition ont tenu, le jeudi 8 janvier 2026 à Casablanca, une rencontre avec le bureau politique du Parti socialiste unifié. Cette réunion était dédiée à l’examen des récentes évolutions du projet de loi 25/26, qui a été adopté par le gouvernement au Conseil des conseillers, ainsi qu’à l’opposition qui s’y est retirée et à la demande de renvoi de ce texte à la Cour constitutionnelle.

Lors de cet échange, les organisations ont exposé leur démarche de plaidoyer visant à ramener le projet sur la table du dialogue social, en soulignant les dysfonctionnements constitutionnels et juridiques qui affectent le texte, appuyés par des avis consultatifs émis par le Conseil économique, social et environnemental et le Conseil national des droits de l’homme. Elles ont également salué le rôle joué par les forces d’opposition parlementaire et la position du Parti socialiste unifié, qui soutient les revendications des professionnels tout en défendant l’institution de l’autorégulation du secteur.

De son côté, le secrétaire général du Parti socialiste unifié, Jamal El Aissari, s’appuyant sur les positions des leaders du parti, a affirmé que l’adoption du projet constitue une atteinte à la démocratie, au cœur de l’activité journalistique, ainsi qu’à l’indépendance de la presse et à son rôle en tant que quatrième pouvoir. Il a insisté sur le fait que les décisions liées au secteur doivent être fondées sur la consultation et le consensus avec ses représentants légitimes.

Le bureau politique a souligné que le passage du projet de réorganisation du Conseil national de la presse a des répercussions graves à divers niveaux. Il a rejeté ce qu’il a qualifié de comportement gouvernemental visant à contrôler le secteur, réclamant la dissolution de la commission temporaire, le respect du principe d’élection démocratique des instances d’autorégulation, et l’élaboration d’une loi consensuelle garantissant l’indépendance, la liberté d’expression et la dignité professionnelle.

La direction du parti a également annoncé sa disposition à s’engager dans toute action militante future décidée par les organisations syndicales et professionnelles, et a proposé des mécanismes pour renforcer l’unité de lutte, notamment la création d’un front ou d’une coalition démocratique en défense de l’indépendance des médias et de la liberté de la presse, renouvelant ainsi sa pleine solidarité avec les professionnels du secteur.

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