Célébration du film « Bamu » et de ses créateurs à Casablanca

La Association de la Dignité pour le Théâtre et le Cinéma, sous l’égide du Centre cinématographique marocain, a choisi de donner le coup d’envoi des activités du « Club Cinématographique de Bernoussi » par la projection du film historique « Bamou », en présence de son réalisateur Idriss El Merini, ainsi que de ses acteurs principaux, Mohamed Mfitah et Salaheddine Benmoussa, cela le dimanche 11 janvier 2026 à partir de 16h30, dans la salle de projection du complexe administratif de Sidi Bernoussi à Casablanca.
Il est à noter que le 11 janvier de chaque année est une fête nationale au Maroc, marquant le souvenir de la présentation de la Déclaration de demande d’indépendance en 1944, laquelle a été signée par plusieurs figures de proue du mouvement national anti-colonial.
Le choix du film « Bamou » pour cette célébration nationale n’est pas le fruit du hasard, mais plutôt motivé par son sujet qui évoque l’histoire de la résistance au colonisateur français dans les années quarante dans certaines régions amazighes du Maroc (environs de Beni Mellal), à travers une histoire d’amour captivante qui met en lumière les héros de cette résistance, à l’instar du martyr Ahmed El Hanaçali.
De plus, « Bamou » est l’un des premiers films marocains à s’être penché sur la littérature marocaine, puisque l’histoire et les événements du film sont tirés d’un texte romanesque de l’écrivain Ahmed Zyad.
Idriss El Merini a également réussi à réunir un grand nombre des visages les plus connus des médias (Badi’a Rayan) ainsi que du théâtre, de la radio et de la télévision de l’époque (Mohamed Mfitah, Salaheddine Benmoussa, Safia El Zayani, et les défunts Mohamed Hassan El Joundi, El Arbi El Daghmi, Mohamed El Habachi, Habiba El Mektoubi, Thouraya Jibran, et Zhour El Maamri…) pour interpréter les différents rôles du film.
Il convient de mentionner que la filmographie du réalisateur Idriss El Merini, né à Salé en 1950, se compose, en plus de « Bamou » (1983), des longs-métrages suivants : « L’Arabi » (2010), sur la vie et l’œuvre de l’icône du football marocain et international Haj Arabi Benmbarak, « Aida » (2014), qui a reçu un accueil notable de la part des critiques et du grand public et a remporté plusieurs prix ici et là, « Lahanach » (2017), qui a dominé les classements de la billetterie pendant deux saisons consécutives grâce à son caractère comique, et « Jbel Moussa » (2022), un film intellectuel de nature philosophique.
Il est à noter que l’Association de la Dignité pour le Théâtre et le Cinéma vise, par la création du Club Cinématographique de Bernoussi, à en faire un espace hebdomadaire dédié à des projections cinématographiques significatives et à des ateliers de formation au profit des jeunes et des passionnés de la région, contribuant ainsi à l’animation culturelle locale et à l’éducation à l’image.




