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Le scandale de la CAN révèle le vide médiatique : le Maroc a besoin d’un journalisme fort pour défendre ses succès, pas de lois qui l’affaiblissent

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Dans le contexte des récentes finales de la Coupe d’Afrique, marquées par des événements controversés et les campagnes médiatiques extérieures, parfois teintées de préjugés et d’hostilité, il est à nouveau évident que le véritable enjeu pour le Maroc ne se limite plus à des aspects sportifs ou organisationnels, mais est devenu principalement un enjeu médiatique.

Ce qui a suivi la « CAN Afrique », organisée selon des normes mondiales et reconnue par tous, met clairement en lumière le besoin pressant d’un media national solide, professionnel et structuré, plutôt que d’une multiplication des lois qui affaiblissent la liberté de la presse et limitent sa capacité à défendre le pays et son image.

Le Maroc a encore une fois réussi à relever le défi de l’organisation, prouvant qu’il est capable d’accueillir les plus grands événements continentaux et internationaux, avec un objectif ambitieux à l’horizon : la Coupe du Monde 2030.

Cependant, ce succès, au lieu d’être consolidé médiatiquement comme il se doit, se retrouve exposé à des campagnes de dénigrement et de désinformation menées par des chaînes et des plateformes connues, qui n’arrivent pas à cacher leur agacement face à un Maroc qui dépasse sa géographie traditionnelle et devient un acteur influent dans son environnement régional, continental et international.

La douloureuse ironie est que ces campagnes ne rencontrent souvent aucune réponse médiatique nationale à la hauteur des défis.

Cela ne s’explique pas par un manque de compétences, mais par la fragilité du système médiatique et un climat général qui considère le média comme une source de nuisance à maîtriser par des lois, plutôt que comme une ligne de défense stratégique pour les intérêts supérieurs du pays.

Un média faible, craintif ou préoccupé par des banalités ne peut pas faire face à une presse extérieure professionnelle, financée et orientée pour servir des agendas clairs.

Ce dont le Maroc a besoin aujourd’hui, ce n’est pas d’un media qui se contente de briller en apparence ou de répéter un discours officiel sec, ni d’un média futile qui ne voit du pays que les angles misérables. Il lui faut un média fort, sérieux, audacieux, capable de travailler avec des données, des chiffres, des enquêtes et des analyses, et de valoriser l’histoire de réussite marocaine avec confiance et professionnalisme.

Un média qui rivalise avec les grandes chaînes arabes et africaines, et qui soit fortement présent dans l’espace continental et international, en plusieurs langues et avec un discours convaincant.

L’énorme effort fourni par l’État, les institutions, les sportifs, les bénévoles et les foules ne pourra se poursuivre et s’accumuler que s’il est accompagné d’un media public et privé solide, indépendant dans sa pratique, patriote dans ses choix, omniprésent à l’étranger comme à l’intérieur, et capable de faire face aux discours de haine diffusés par certaines chaînes, qui s’inquiètent des succès du Maroc bien plus que de toute autre chose.

Le chemin vers 2030 ne passe pas seulement par les terrains et les infrastructures, mais aussi, tout aussi important, par les studios d’information, les salles de rédaction, les plateformes de diffusion numérique, ainsi que par des sites d’information, des radios et des journaux.

Nous avons donc le choix entre un média puissant qui protège l’image du Maroc et soutient ses ambitions, ou laisser nos réalisations exposées face aux récits des autres. Dans ce choix réside l’une des clés de l’avenir.

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