Société

Le vote des députés en faveur de la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, alors que les syndicats du secteur se préparent à un mouvement de protestation qui pourrait paralyser les universités marocaines.

Le Conseil des députés a adopté, ce mardi, à la majorité, le projet de loi n° 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, lors de la deuxième lecture, avec 82 voix pour et 33 contre.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Aziz Dhiab, a précisé que le projet de loi a été élaboré « avec un total désintéressement et loin de toute arrière-pensée ou considérations idéologiques », dans le but de renforcer le système d’enseignement supérieur et de créer des conditions propices à l’université de demain afin d’accompagner les grandes transformations.

Le ministre a également signalé que les modifications apportées à ce projet ont été réalisées dans un cadre participatif, avec l’acceptation de 52 amendements au Conseil des députés et de 22 autres au Conseil des conseillers, en mettant l’accent sur des aspects juridiques et linguistiques mineurs, tout en réagissant positivement aux demandes des représentations syndicales.

Ce projet de loi vise à institutionnaliser la planification stratégique de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à travers l’élaboration d’un plan directeur et l’établissement d’une stratégie nationale pour la recherche scientifique, technique et l’innovation. Il vise également à renforcer la gouvernance des universités et des institutions sectorielles en créant un Conseil des administrateurs et en liant la nomination des présidents d’universités et d’institutions à des cahiers des charges, tout en développant les infrastructures éducatives et scientifiques des universités.

De plus, la loi consacre la place des deux langues officielles tout en s’ouvrant aux langues étrangères, réglemente la formation à distance, la formation en alternance et la formation tout au long de la vie, en mettant en place des mécanismes d’évaluation et de garantie de qualité ainsi qu’un certificat de formation continue.

Par ailleurs, les syndicats de l’enseignement supérieur ont annoncé leur préparation à entamer un cycle de protestation contre la nouvelle loi, qui pourrait paralyser les universités marocaines, estimant que certaines de ses dispositions portent atteinte aux intérêts de l’université et de ses membres, ce qui pourrait engendrer un débat houleux sur son application future.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page