Santé

Le cannabis médical au cœur des discussions du quatorzième congrès de chirurgie urologique : des résultats prometteurs dans le traitement des douleurs chroniques.

Dans le cadre des travaux de la session scientifique qui s’est tenue samedi après-midi lors du quatorzième congrès de chirurgie urologique, une intervention scientifique a été dédiée aux traitements potentiels par les médicaments dérivés du cannabis. Ce faisant, le rôle croissant du cannabis médical dans l’amélioration de la qualité de vie des patients souffrant de douleurs chroniques et réfractaires a été mis en lumière.

À ce sujet, Carola Pérez, présidente de l’Observatoire espagnol du cannabis médical et membre du Conseil des patients de l’Association internationale de recherche sur le cannabis médical (IACM Patient Council), a affirmé que la discussion autour du cannabis médical ne se limite pas seulement à ses mécanismes biologiques ou à son interaction avec le système endocannabinoïde, mais englobe principalement la dimension humaine et psychologique du patient, en particulier chez les groupes éprouvés par des douleurs intenses, telles que les douleurs neuropathiques et les douleurs cancéreuses souvent résistantes à divers traitements conventionnels.

Pérez a précisé que le recours des patients au cannabis médical survient généralement après l’échec de tous les protocoles de traitement quotidiens. Cela en fait pour eux une ultime espérance d’amélioration de leur état de santé et de leur bien-être psychologique.

L’intervenante a souligné que les données cliniques et les expériences de terrain montrent une amélioration significative du bien-être psychologique des patients, avec un accroissement du niveau de satisfaction vis-à-vis du traitement. Un recul de la douleur d’environ 65 % a été enregistré, et de nombreux patients ont réussi à retrouver une activité physique normale ou quasi normale après l’initiation de l’utilisation du cannabis médical. On a également noté une amélioration dans l’évolution de la douleur inflammatoire, avec une diminution de la raideur matinale et une augmentation du niveau de relaxation physique.

Carola Pérez a ajouté que les patients sous chimiothérapie ont montré une meilleure capacité à tolérer ce type de traitement, tandis que l’amélioration du sommeil et de sa qualité constitue l’un des principaux bénéfices thérapeutiques. Une diminution des troubles du sommeil et des cauchemars nocturnes a été observée chez certains patients, ce qui a positivement impacté leurs relations familiales et sociales, ainsi que leur interaction avec les médecins et leur environnement médical.

Concernant l’aspect social, Carola Pérez a fait remarquer que la stigmatisation liée à l’utilisation du cannabis médical, qui a persisté pendant des années en raison de l’absence de réglementation, commence à s’estomper progressivement. De plus en plus de patients se montrent ouverts à informer leurs familles de leur recours à ce type de traitement.

Elle a également révélé des indicateurs numériques marquants, tels qu’une réduction du nombre de visites des patients à l’hôpital de 58 %, une diminution de 55 % des consultations chez les médecins généralistes et une baisse de 44 % des visites chez les spécialistes, y compris les urologues et les gynécologues. Par ailleurs, une diminution de près de 65 % de la consommation quotidienne d’autres médicaments a été enregistrée.

Pour conclure, l’intervention a souligné que le cannabis médical représente une option thérapeutique prometteuse dans la gestion des douleurs chroniques et réfractaires, appelant à poursuivre la recherche scientifique et à renforcer l’encadrement médical et légal, afin d’assurer une utilisation sûre et efficace des médicaments dérivés du cannabis, tout en maximisant les bénéfices pour les patients.

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