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Le tribunal clôt le dossier de « Génération Z » : cris de joie et joie immense devant la cour après des jugements ouvrant les portes de la liberté pour les jeunes.

La chambre des crimes en première instance de la cour d’appel de Casablanca a clôturé, dans la nuit de jeudi, le dossier des jeunes poursuivis dans le cadre des manifestations liées à ce que les médias ont surnommé « Génération Z ». Cela a abouti à des décisions judiciaires qui mettent un terme à une affaire qui a mobilisé l’opinion publique et causé de longues souffrances à des dizaines de familles.

Le tribunal a condamné trois accusés en liberté à une peine d’un an de prison avec sursis, tandis que treize autres ont écopé de huit mois de prison ferme, une durée équivalente à celle qu’ils avaient déjà purgée, ce qui leur permettra de quitter l’établissement pénitentiaire.

De plus, des jugements ont été prononcés à l’encontre d’autres accusés, les condamnant à neuf mois de prison ferme, avec une libération attendue dans les jours à venir, une fois la peine purgée.

Dès l’annonce des jugements, l’ambiance autour du tribunal a été émotive, mêlant larmes et joie. Les familles et proches des détenus ont exprimé leur grand soulagement face à la clôture de ce dossier qui leur pesait depuis des mois. Des youyous et des chants ont résonné devant le tribunal, tandis que les membres des familles échangeaient des félicitations, ravis de savoir que leurs enfants allaient retrouver leurs foyers.

Plusieurs proches des accusés ont souligné que les mois précédents ont été difficiles pour tout le monde, en particulier pour les mères qui ont scrupuleusement assisté aux séances et suivi les détails de l’affaire, espérant un dénouement qui mettrait fin à la souffrance de leurs enfants.

Immédiatement après l’annonce des verdicts, les familles des détenus se sont dirigées vers la prison d’Ain Sebaâ « Al-Akacha », en attendant de recevoir leurs fils, qui sont censés quitter l’établissement après avoir complété les démarches légales nécessaires.

L’origine de cette affaire remonte aux manifestations qui ont eu lieu sur l’autoroute de Casablanca, dirigées par des jeunes du mouvement désormais connu sous le nom de « Génération Z 212 ». Dix-huit jeunes ont été poursuivis pour des accusations liées à l’entrave à la circulation et à la perturbation du trafic, tandis que certains d’entre eux ont également été accusés de consommation de drogues.

Les services de sécurité avaient arrêté, sur ordre du parquet compétent, plusieurs participants à ces manifestations qui ont secoué la capitale économique, avant que leurs dossiers ne soient transmis à la justice, qui a rendu un verdict final dans la nuit de jeudi, mettant ainsi un terme à l’un des dossiers les plus discutés parmi les jeunes ces derniers mois.

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