Au féminin

Imane Rmilih écrit à l’occasion du 8 mars : les femmes marocaines… n’attendez plus d’autorisation !

Imane Ramili : Députée

(D’après un post en français sur le compte personnel de Ramili sur le réseau social “Facebook”)

Le 8 mars n’est pas un jour de fleurs, de cadeaux symboliques ou de discours réchauffés, mais un véritable moment de réflexion.

Les grandes avancées en matière de droits des femmes sont le fruit d’une vision adoptée au plus haut niveau de l’État, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste.

Le Code de la famille et la proposition de sa révision, ainsi que les transformations qui ont été mises en œuvre, ont ouvert des portes que beaucoup pensaient impossibles à franchir.

Ces acquis doivent également beaucoup à la société civile et à ces femmes qui luttent au sein des associations, souvent loin des projecteurs.

Pour ma part, j’ai grandi dans une famille où la question n’a jamais été posée : filles ou garçons, même niveau de rigueur, même droit à l’ambition.

Dans mon parcours professionnel dans le domaine de l’expertise comptable et du contrôle de comptes, la compétence finit par s’imposer… parfois après un certain temps.

Mais en politique, les choses sont différentes !

Nous créons des structures pour les femmes, nous organisons des conférences, nous prenons de belles photos et multiplions les discours sur l’égalité.

Mais, dès qu’une femme travaille avec acharnement ou remet en question un système établi, certaines anciennes réactions refont surface.

Marginalisation. Contournement. Affaiblissement.

Des méthodes anciennes… mais qui révèlent avant tout une peur de perdre le contrôle.

Ce qui est frappant, ce n’est pas seulement l’attitude de certains responsables « mineurs » qui restent prisonniers d’une vision surannée du pouvoir.

C’est aussi le silence de ceux qui savent très bien ce qui se passe… mais préfèrent détourner le regard.

Car défendre les femmes nécessite parfois une chose très simple : du courage.

Et le courage, en politique comme ailleurs, n’est pas toujours la qualité la plus répandue.

Cependant, la vérité est claire : la politique ne peut pas rester éternellement le dernier bastion de ceux qui confondent leadership et domination.

Le Maroc avance…

Et ceux qui croient encore qu’il est possible de reléguer les femmes au second plan comprendront finalement une chose :

Les Marocaines progressent, que ce soit avec ceux qui ont le courage de marcher à leurs côtés… ou sans eux.

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