Le ministre de l’Intérieur présente devant le roi Mohammed VI le projet de gouvernance de la nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré.

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a présenté aujourd’hui, jeudi, à Rabat, un exposé détaillé devant Mohammed VI, lors des travaux du Conseil des ministres, concernant les grandes lignes de la gouvernance de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré, dans le cadre de la mise en œuvre des directives royales.
Cette nouvelle génération de programmes repose sur une approche participative novatrice, axée sur l’identification des priorités à partir des besoins réels exprimés par les citoyens au niveau local, ce qui renforce l’efficacité des politiques publiques et place l’amélioration des conditions de vie et la préservation de la dignité des citoyens au cœur du travail de développement.
Le ministre de l’Intérieur a précisé que l’élaboration de ces programmes s’est fondée sur des consultations élargies et des opérations d’écoute impliquant les différentes préfectures et provinces du Royaume, accompagnées d’un diagnostic territorial précis basé sur l’analyse des indicateurs socio-économiques, ainsi que sur l’identification des forces et des faiblesses, notamment dans les domaines de l’emploi, de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’aménagement territorial.
Il a signalé que le budget total prévu pour la mise en œuvre de ces programmes sur une période de huit ans s’élève à près de 210 milliards de dirhams, en affirmant qu’un plan complet a été établi pour définir les mécanismes de gouvernance, d’exécution et d’évaluation, assorti d’une stratégie de communication visant à garantir l’engagement des différents acteurs.
Concernant la gouvernance, une approche plurisectorielle a été adoptée, où le niveau local sera chargé de préparer les programmes et de suivre leur mise en œuvre via des comités présidés par les walis des préfectures et provinces, comprenant des élus et des représentants des administrations décentralisées, tout en impliquant la population locale dans l’élaboration des projets. Les walis des régions auront également pour mission de coordonner ces programmes au niveau régional afin d’en garantir la cohérence.
Au niveau national, une commission nationale sera mise en place sous la présidence du chef du gouvernement, regroupant les ministères concernés, pour approuver les programmes et assurer leur caractère intégré, tout en élaborant des indicateurs précis pour suivre et évaluer l’impact des projets sur le développement.
S’agissant des mécanismes d’exécution, le ministre a annoncé la création de sociétés par actions au niveau régional, dont les conseils d’administration seront présidés par les présidents des régions, afin de remplacer les agences régionales chargées de l’exécution des projets, ce qui permettra de conjuguer les exigences de la gouvernance publique avec la souplesse de gestion inspirée du secteur privé.
Dans le cadre du renforcement du contrôle et de la mise en relation de la responsabilité avec la reddition de comptes, ces programmes seront soumis à un audit annuel conjoint entre l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale de l’administration territoriale, dans le but d’évaluer les performances et d’assurer le respect des procédures adoptées.
Une plateforme numérique nationale sera également créée pour permettre aux citoyens et aux acteurs institutionnels de suivre les étapes de l’exécution des projets et d’accéder aux données y afférentes, renforçant ainsi la transparence et consacrant le principe d’ouverture dans la gestion des affaires publiques.




