Les femmes travailleuses de l’Union Nationale du Travail au Maroc renouvellent leurs revendications sociales à l’occasion du 1er Mai 2026.

À l’occasion de la célébration du 1er mai 2026, la Commission centrale du travail féminin relevant de l’Union nationale du travail au Maroc a publié un message fort exprimant les préoccupations des femmes marocaines travailleuses, mettant en lumière les défis économiques et sociaux auxquels elles font face dans divers secteurs.
Le message souligne que cette célébration internationale se déroule dans un contexte marqué par la dégradation du pouvoir d’achat et l’augmentation des taux de chômage, aggravant ainsi les souffrances des familles marocaines, en particulier celles des femmes qui supportent des charges doubles, tant au sein qu’à l’extérieur de la maison.
Il met également en garde contre la persistance de la précarité sociale et le recul de plusieurs acquis, en plus de la faible réponse aux revendications légitimes des travailleurs.
La Commission centrale exprime son inquiétude concernant la situation des femmes travailleuses, que ce soit dans le secteur public, privé ou informel, évoquant la persistance des discriminations salariales, la faiblesse de la protection sociale, l’absence de conditions de travail décentes, ainsi que des cas de licenciements abusifs et de violations des droits syndicaux.
Le message critique aussi ce qu’il qualifie de faibles politiques publiques de soutien aux femmes actives, notamment en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, et l’absence d’infrastructures essentielles comme des crèches, tout en soulignant l’accès limité des femmes à des postes décisionnels.
Dans ce contexte, le syndicat appelle à une révision du Code du travail pour garantir l’équité des droits des femmes et renforcer leur protection, avertissant des conséquences de certaines législations, notamment la loi sur le droit de grève, sur les droits constitutionnels des travailleurs.
La Commission insiste sur le fait que l’amélioration des conditions des femmes travailleuses constitue un pilier essentiel pour la construction d’un État social, en appelant à l’adoption de politiques publiques justes qui répondent aux attentes des femmes et garantissent leur dignité et leur stabilité.
Elle a également souligné l’importance de préserver la cohésion de la famille marocaine, en soulignant la nécessité de mettre en place des réformes équilibrées du Code de la famille qui respectent la spécificité de la société marocaine et renforcent la stabilité sociale.
Le message se conclut par un renouvellement de l’engagement de l’Union nationale du travail au Maroc à continuer de défendre les droits des femmes travailleuses et à lutter pour la justice sociale et la dignité de tous les segments du personnel marocain.




