Art & Culture

L’absence de l’Université Hassan II suscite un vif débat lors de la Foire internationale du livre de Rabat.

Le déclin de l’Université Hassan II de Casablanca dans les activités de la Foire internationale du livre et de l’édition à Rabat a suscité une vague de critiques et de questions concernant les critères de participation à cet événement culturel majeur, censé être un espace rassembleur pour la connaissance, la recherche scientifique et la créativité.

L’université est l’une des plus grandes institutions académiques au Maroc, regroupant des dizaines de milliers d’étudiants et des milliers d’enseignants-chercheurs, et proposant un large éventail de spécialités scientifiques, humaines et techniques. Chaque année, elle génère des centaines de recherches, d’études et de publications scientifiques, contribuant ainsi à renforcer la présence de l’université marocaine sur la scène internationale.

Des données académiques révèlent que l’université a maintenu sa présence dans le classement des mille meilleures universités mondiales pour l’année 2025, se distinguant comme la seule institution marocaine dans cette catégorie, avec des performances remarquables dans des domaines scientifiques précis, et la reconnaissance de certains de ses enseignants dans des listes internationales prestigieuses.

Les observateurs estiment que l’absence de cette institution à la foire ne se limite pas simplement à l’absence d’un stand universitaire, mais prive également l’espace culturel d’une présence scientifique et académique qui aurait enrichi les débats intellectuels et les conférences au sein de l’événement, tout en renforçant le lien entre le livre, la recherche scientifique et la production de savoir.

Les critiques de cette absence insistent sur le fait que la Foire internationale du livre et de l’édition à Rabat n’est pas seulement une plateforme commerciale pour l’exposition de livres, mais un espace de dialogue et de rencontre entre universités, maisons d’édition et chercheurs, ce qui rend la participation des grandes institutions académiques essentielle à son identité.

L’exclusion soulève également des questions sur la représentativité du paysage universitaire dans la foire, notamment en ce qui concerne ce que l’université aurait pu offrir en termes de programmes intellectuels et de conférences scientifiques abordant des enjeux majeurs tels que les transformations sociales, l’identité culturelle, le développement et le rôle de la recherche scientifique dans les politiques publiques.

Dans ce contexte de débat, les appels à une clarification officielle de la part des organisateurs se multiplient, tout en exigeant une présence plus large des universités marocaines lors des prochaines éditions, reflétant ainsi de manière authentique l’image du Maroc en tant que pays de connaissance et de recherche scientifique, et non simplement en tant qu’espace d’exposition d’éditions.

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