Art & Culture

Féminités palestiniennes : un ouvrage poétique et artistique célébrant la Palestine au Salon du livre de Rabat

Le poète Mohammed Boulmou a signé hier, mercredi, à Rabat, un livre de poésie artistique coécrit avec l’artiste plasticien Mustafa Ajmaâ, intitulé « Palestiniennes ».

Ce livre, qui a été présenté dans le cadre de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre, au sein de la Maison de la poésie du Maroc, respire d’un expressionnisme interactif où se croisent rythme et forme, mots et images, dans un hommage éternel à la Palestine.

À travers 109 pages au format réduit, publié par la maison d’édition Al-Manahil à Rabat, l’ouvrage témoigne de la souffrance de la Palestine, tant en tant que terre qu’en tant que peuple et âme, tout en mettant particulièrement l’accent sur le sort des Palestiniennes, considérées comme l’acteur négligé de la cause, et le cœur chaleureux d’un peuple qui lutte pour sa liberté.

Le critique Mohammed Dehaji, dans sa préface, déclare : « Il ne fait aucun doute que l’acte de marier poésie et peinture, en une seule œuvre, constitue une union artistique alliant la beauté du langage à une structure visuelle, créant ainsi une expérience artistique intégrale et unique. C’est un phénomène qui attire l’attention dans notre époque actuelle. »

Dehaji ajoute que ce dialogue entre la poésie et la peinture confère à l’ensemble de l’œuvre des limites expressives multipliées, dépassant les frontières de l’expression traditionnelle. C’est ici que réside la valeur créative et artistique de ce travail, à travers ce montage harmonieux entre les mots et leurs significations, et le dessin jouant un rôle fondamental dans l’intensification du sens, exprimant ce que les mots ne peuvent dire.

À noter que Mohammed Boulmou est né en 1964 à Kasbat Beni Ammar Zerhoun. Ses œuvres incluent des recueils de poésie tels que « Voix de la terre » (2001), « Les folies du saumon » (en collaboration avec le poète Abdelati Jamil) (2007), et « Cendres de la certitude » (2013), jusqu’à ses recueils récents tels que « Couteaux dans le dos de l’air » (2019), et « Grains noirs pour tuer le printemps » (2022).

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