Les prix des carburants dépassent leur coût réel de plus de 5 dirhams, selon Al Yamani.

Hussein Yamani, secrétaire général du Syndicat national des industries du pétrole et du gaz et président du Front national pour sauver la raffinerie marocaine de pétrole, a déclaré que le prix maximum présumé de vente du litre de gasoil et d’essence dans les stations de distribution durant le second semestre de mai ne devrait pas dépasser 14 dirhams, selon la méthode de calcul adoptée avant la libéralisation des prix en 2015 et sans soutien du Fonds de compensation.
Yamani a précisé que tout montant excédant ce plafond s’ajoute à ce qu’il qualifie de « profits indécents » du secteur des hydrocarbures, qui, selon lui, ont dépassé 90 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025, après avoir atteint environ 17 milliards de dirhams durant les années 2016 et 2017.
Il a ajouté que les données du marché international indiquent que le coût du gasoil, après avoir ajouté les frais de transport, de port et de stockage, ne dépasse pas 9,70 dirhams le litre, contre 8,20 dirhams pour l’essence sans plomb. D’après ses déclarations, la différence entre ce coût et le prix de vente final revient en partie aux impôts, avec près de 4 dirhams pour le gasoil et plus de 5 dirhams pour l’essence, en ajoutant la marge bénéficiaire des sociétés de distribution, qui excède 1,5 dirham pour le gasoil et 2,5 dirhams pour l’essence.
Yamani considère que la hausse des prix des hydrocarbures est la principale raison de la flambée des prix qui affecte le pouvoir d’achat des Marocains et menace la paix sociale. Il a appelé à prendre plusieurs mesures, notamment : l’annulation de la libéralisation des prix des hydrocarbures, la fixation d’un plafond pour les bénéfices des sociétés de distribution, la réduction de la pression fiscale sur les hydrocarbures, la relance de la raffinerie Samir, le développement des industries pétrochimique et l’augmentation de la part du gaz naturel dans le panier énergétique du Maroc.
Il a affirmé que ces mesures pourraient atténuer l’impact des fluctuations des prix des hydrocarbures sur les citoyens et sur la compétitivité des entreprises marocaines.




