Le bureau central des enquêtes judiciaires déjoue un plan terroriste majeur et interpelle 10 suspects dans plusieurs villes marocaines.

Le Bureau central d’investigations judiciaires, grâce à des informations de renseignement précises fournies par les services de la Direction générale de la surveillance du territoire, a réussi, le lundi 6 juillet, à déjouer des plans terroristes de grande envergure, avancés dans leur préparation, visant à nuire gravement à l’ordre public ainsi qu’à la sécurité des personnes et des biens. Ces projets étaient orchestrés par des extrémistes travaillant en coordination logistique et en soutien opérationnel avec une branche de l’organisation terroriste « Daech » dans la région du Sahel africain.
Les éléments de la force spéciale de la Direction générale de la surveillance du territoire ont mené des opérations d’intervention et d’arrestation simultanées dans plusieurs villes marocaines, à savoir Agadir, Taroudant, Casablanca, El Hajeb, Tétouan, Fquih Ben Salah et Safi, suite aux opérations de suivi et d’enquête menées par des officiers de terrain chargés de la collecte et de l’analyse des données de renseignement relatives à cette cellule terroriste.
Ces interventions sur le terrain ont permis l’arrestation de dix individus supposés liés à l’exécution de ce projet terroriste, qui a des ramifications dans plusieurs villes marocaines, parmi lesquels un ancien détenu en vertu de la loi antiterroriste et un mineur.
Dès la fin des opérations d’intervention et d’arrestation, les chefs et officiers du Bureau central d’investigations judiciaires ont lancé des perquisitions dans les domiciles des personnes arrêtées, après avoir épuisé toutes les formalités légales et garanties procédurales. Des équipes de chiens détecteurs de la police nationale ont été mobilisées, ce qui a conduit à la saisie d’arme blanche ainsi que d’équipements utilisés dans l’exécution de ces plans terroristes.
Les perquisitions ont également permis de saisir des uniformes militaires et des écrits à caractère extrémiste, contenant des explications détaillées sur la fabrication d’engins explosifs, en plus de supports numériques et de contenus audiovisuels, comprenant deux enregistrements contenant le texte de l’allégeance à « Daech » et des menaces explicites de commettre des actes de sabotage au Maroc.
Dans le cadre des opérations de suivi, une fouille a été effectuée dans un entrepôt à Inzgan, où a été retrouvée un véhicule tout terrain modifié pour fonctionner au gaz propane, destiné à être utilisé dans l’exécution d’un attentat à la bombe ou d’une attaque à la voiture bélier contre des cibles et des installations sensibles.
Un protocole de sécurité a immédiatement été activé pour évacuer tous les résidents dans les environs de cet entrepôt, avant de faire appel à une équipe spécialisée dans la gestion des explosifs de la Direction générale de la sécurité nationale, qui a minutieusement examiné ce véhicule à l’aide de robots télécommandés et d’appareils de détection de précision pour vérifier son niveau de dangerosité, suivi des autorisations accordées à l’équipe de la scène de crime et aux officiers de police judiciaire pour procéder aux inspections techniques requises.
Au sein du même entrepôt, plusieurs bouteilles de gaz propane et des cocottes-minute ont été saisies, certaines remplies de clous, d’autres reliées à des fils électriques, en plus d’un appareil à souder, de coupeurs électroniques, de petites lampes et d’une quantité de produits chimiques solides et liquides, qui feront l’objet d’expertises techniques et scientifiques pour déterminer leur composition et l’objectif de leur possession.
Les renseignements, soutenus par les enquêtes de terrain et les expertises techniques, indiquent que les membres de cette cellule terroriste ont prêté allégeance au prétendu calife de l’organisation « Daech », et qu’ils ont récemment reçu des directives et des communications directes de certains dirigeants de la branche de ce groupe dans la région du Sahel et du Sahara, les chargeant de rester au Maroc pour exécuter son agenda terroriste et destructeur, tout en reportant leurs plans de rejoindre les bastions de l’organisation en dehors du pays à une date ultérieure.
Les recherches et enquêtes menées jusqu’à ce stade suggèrent que le chef de cette cellule terroriste a réparti les rôles parmi ses membres sous l’influence de l’organisation « Daech » ; cette distribution incluait des tâches pour choisir les cibles à frapper, d’autres pour les opérations de surveillance et de reconnaissance, tandis qu’une autre équipe était chargée d’acquérir les matériaux et équipements nécessaires à la mise en œuvre de leurs projets destructeurs.
Dans le cadre de l’enquête judiciaire menée par le Bureau central d’investigations judiciaires sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme, les adultes arrêtés ont été placés sous garde à vue, et le mineur sous surveillance, afin d’approfondir l’enquête avec eux et d’élucider leurs liens avec la branche africaine de l’organisation « Daech » dans la région du Sahel et du Sahara, ainsi que d’identifier les éventuelles ramifications de cette cellule terroriste sur les plans national et international.




