La Ligue Nationale de Lutte Contre l’Extrémisme et le Terrorisme salue l’échec d’un complot terroriste et appelle à assécher les sources de la haine et de l’extrémisme.

La résistance nationale contre l’extrémisme et le terrorisme a salué le succès préventif des appareils de sécurité marocains, sous la supervision de la Direction générale de la surveillance du territoire, grâce au Bureau central d’investigations judiciaires. Ce succès se traduit par l’échec de plans terroristes qualifiés de « très graves », visant la sécurité des citoyens, l’ordre public et l’intégrité des biens, coïncidant avec la saison estivale et l’essor du tourisme dans différentes régions du royaume.
Dans un communiqué émanant de son secrétariat, la résistance a affirmé que cet accomplissement reflète le niveau de vigilance et de professionnalisme dont font preuve les différentes administrations de sécurité et de renseignement, après avoir réussi à démanteler la cellule terroriste avant son passage à l’exécution. Elle considère que cette opération a évité une nouvelle catastrophe humanitaire et sécuritaire au Maroc.
La résistance a établi un lien entre ce succès sécuritaire et le 23e anniversaire des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, soulignant que le terrorisme demeure une menace persistante, ce qui nécessite le maintien d’une vigilance sécuritaire ainsi que le renforcement de démarches préventives.
Elle a également souligné que la lutte contre le terrorisme ne doit pas se limiter à l’aspect sécuritaire, mais exige aussi l’adoption de politiques intellectuelles, culturelles et éducatives globales pour assécher les sources de l’extrémisme et des discours de haine, de takfir et d’incitation. Ces aspects, selon la résistance, ne reçoivent pas encore l’attention qu’ils devraient avoir dans les politiques publiques.
La résistance a réaffirmé sa position selon laquelle les organisations liées à l’islam politique constituent l’une des principales sources de production des discours de haine et de radicalisation, appelant à s’opposer à toute forme d’exploitation de la religion pour atteindre des objectifs politiques au détriment des valeurs de l’État national, de la démocratie et de la pluralité.
Le communiqué a noté une montée des campagnes de diffamation et d’incitation visant les institutions de l’État, ainsi que plusieurs personnalités publiques, chercheurs, droits-de-l’hommistes, journalistes et artistes, estimant que ces campagnes contribuent à créer un climat propice à l’extrémisme et à la violence, menaçant ainsi la liberté d’expression et la paix sociale.
La résistance a appelé le Bureau du procureur général à ouvrir des enquêtes sur les menaces et les actes d’incitation à la violence et à la haine circulant via certains comptes électroniques et plateformes de réseaux sociaux, et à prendre les mesures légales nécessaires à l’encontre des impliqués, pour protéger la sécurité publique et préserver la dignité des institutions.
Elle a également exprimé ses inquiétudes face à la montée des discours de takfir et de haine, ainsi qu’à l’atteinte à l’identité amazighe, considérant qu’il est nécessaire de trouver un équilibre entre la protection de la liberté d’expression et la lutte contre toutes formes d’incitation et de terrorisme intellectuel.
En conclusion de son communiqué, la résistance nationale contre l’extrémisme et le terrorisme a affirmé que la lutte du Maroc contre le terrorisme n’est pas seulement une bataille sécuritaire, mais également une bataille civilisationnelle, intellectuelle et des droits, visant à protéger l’État national, préserver l’Emirat des croyants en tant que garant de la sécurité spirituelle des Marocains, et ancrer les valeurs de l’islam marocain modéré, de la démocratie, de la pluralité et des droits de l’homme, face aux divers projets d’extrémisme, de violence et de terrorisme.




