Santé

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc rejette le projet de décret sur les prix des médicaments et tient le ministère de la Santé responsable de toute escalade.

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a exprimé son rejet ferme de l’inscription à l’ordre du jour du conseil gouvernemental du projet de décret visant à modifier et compléter le décret n° 2.13.852 relatif aux conditions et modalités de détermination du prix de vente des médicaments fabriqués localement ou importés. Elle considère que cette démarche reflète la poursuite du ministère de la Santé et de la protection sociale dans une approche unilatérale, ignorant le principe de la consultation avec les professionnels.

La confédération a indiqué, dans un communiqué adressé à l’opinion publique, qu’elle avait participé à quatre réunions officielles avec le ministère de la Santé et qu’elle avait présenté un document contenant des propositions concrètes visant à établir un équilibre entre la révision des prix des médicaments en faveur des citoyens et le maintien de la stabilité du réseau des pharmacies nationales. Cela passait par le conditionnement de toute nouvelle réduction des prix à des mesures parallèles pour remédier aux déséquilibres du secteur. Cependant, elle a estimé que le ministère n’avait pris en compte aucune de ces propositions, maintenant le projet dans sa forme initiale, ce qu’elle a qualifié d’absence d’une véritable approche participative.

Le communiqué a ajouté que la confédération avait déjà attiré l’attention sur cette situation en organisant un sit-in devant le ministère de la Santé le 9 septembre 2025, en protestation contre ce qu’elle considère comme un manque de gouvernance dans la gestion des dossiers liés au secteur pharmaceutique, et l’adoption de solutions partielles au lieu de réformes globales garantissant la stabilité de la profession et renforçant la sécurité des médicaments.

L’organisation syndicale a estimé que les politiques mises en œuvre par le ministère constituaient, selon ses mots, une menace pour la stabilité du secteur pharmaceutique, car elles ne tiennent pas compte de la situation économique que vivent des milliers de pharmacies, ni du rôle qu’elles jouent pour garantir l’accès des citoyens aux médicaments.

La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a tenu le ministère de la Santé et de la protection sociale pleinement responsable des conséquences pouvant découler de l’adoption du projet, tant sur le plan de la stabilité des pharmacies que de la sécurité pharmaceutique nationale, considérant que le ministère a choisi de poursuivre des réformes unilatérales sans prendre en compte les résultats du dialogue avec les professionnels.

En conclusion de son communiqué, la confédération a appelé les pharmaciens à se rassembler autour de leur structure syndicale et à se préparer à diverses formes de protestation qui pourraient être nécessaires en fonction de l’évolution de la situation, en affirmant qu’elle continuera à suivre ses développements et à coordonner avec ses structures organisationnelles et d’autres partenaires pour prendre les initiatives jugées appropriées pour défendre les intérêts des pharmaciens et garantir la stabilité du système médicamenteux.

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