La syndicat national de la presse marocaine décide d’une participation « réservée et engagée » aux élections du Conseil national de la presse.

Le conseil national fédéral du Syndicat national de la presse marocaine a annoncé, lors d’une réunion tenue le samedi 22 août 2026 à Casablanca, sa décision de participer aux élections du Conseil national de la presse. Il a toutefois précisé que cette participation ne constitue pas une approbation du processus électoral ni un aval des dysfonctionnements qui l’ont marqué.
Le conseil a exprimé ses préoccupations concernant la préparation des listes électorales, le traitement des objections et des recours, ainsi que la nécessité d’assurer transparence et équité. Il a réaffirmé la détermination du syndicat à poursuivre les contestations, à plaider et à lutter pour réformer le cadre légal et organisationnel du Conseil afin de garantir une régulation démocratique et autonome de la profession.
Le conseil a considéré que cette participation constitue un choix militant visant à maintenir la présence du syndicat au sein des institutions de régulation, tout en refusant de céder à toute tentative de « capture de l’institution » ou de domination, poursuivant ainsi le combat de l’intérieur pour défendre l’indépendance de la profession, la liberté de la presse et les droits professionnels et sociaux des journalistes.
Dans ce contexte, le conseil a ouvert la candidature aux membres du syndicat souhaitant s’engager dans les élections, selon les modalités de candidature et de qualification qu’il a approuvées, sous la supervision de la commission des candidatures et de qualification ainsi que de la commission de suivi central.
Le conseil a insisté sur le fait que se porter candidat au nom du syndicat représente une responsabilité et un engagement collectif, appelant les candidats à respecter la décision syndicale, l’unité et la discipline, et à travailler selon un programme axé sur l’indépendance du Conseil, la démocratie de ses institutions, l’intégrité des élections et l’égalité des chances, tout en révisant la législation régissant le Conseil.
Le syndicat a précisé que sa participation ne mettra pas fin à sa lutte, affirmant qu’il continuera d’observer les dysfonctionnements, d’évaluer le processus électoral et ses résultats, et de prendre les positions juridiques, institutionnelles et militantes appropriées.
Pour conclure, comme l’a exprimé le conseil : « La participation n’est pas une approbation, la candidature n’est pas un mandat individuel, et la présence au sein de l’institution n’implique pas l’acceptation de ses dysfonctionnements », en soulignant la nécessité de continuer à lutter pour une régulation démocratique et indépendante de la presse au Maroc.




