Santé

Les médecins du secteur privé intensifient leur opposition à la numérisation de la santé et mettent en garde contre de nouvelles charges.

Le projet de loi n° 52.26 relatif à l’instauration d’un système national intégré d’information sanitaire suscite de vives réserves parmi les médecins généralistes du secteur privé, qui réclament l’ouverture d’un dialogue institutionnel avant de procéder à son application dans sa forme actuelle.

La coordination syndicale des médecins généralistes du secteur privé a affirmé que sa position ne signifie pas un rejet de la numérisation du système de santé, considérant que l’adoption des technologies numériques pourrait contribuer à améliorer le suivi des patients, garantir la continuité des soins et renforcer la coordination entre les différents professionnels du secteur.

Cependant, les médecins ont mis en garde contre les risques que ce projet n’entraîne des charges administratives, techniques et financières supplémentaires pour les cliniques privées, notamment en ce qui concerne la gestion du dossier médical partagé, le transfert des données de santé et la connexion des systèmes d’information, sans oublier les exigences de protection des données et de cybersécurité.

La coordination a également exprimé ses inquiétudes concernant l’accumulation des procédures numériques, qui pourrait siphonner une partie du temps alloué aux médecins pour examiner, diagnostiquer et suivre l’état de santé de leurs patients. Elle a appelé à une clarification des responsabilités légales, soulignant qu’il ne faudrait pas faire peser sur le médecin les conséquences des défaillances techniques ou des problèmes liés à la connexion, à la maintenance ou à la sécurité numérique, échappant à son contrôle.

Elle a également insisté sur la nécessité de fournir un soutien technique et financier aux cliniques, ce qui inclut l’équipement en logiciels et matériels nécessaires, la couverture des frais de maintenance et d’accès à Internet, ainsi que la formation du personnel à l’utilisation des systèmes numériques.

D’autre part, la coordination a souligné l’importance d’établir des garanties solides pour protéger la confidentialité des dossiers médicaux et des données personnelles des patients, afin d’éviter les risques de piratage ou de mauvais usage.

Ainsi, il apparaît que la numérisation du secteur de la santé fait face à un nouveau défi : concilier l’accélération de la transformation numérique avec la protection des intérêts des professionnels et la garantie de la sécurité des informations médicales. Ce qui rend le dialogue entre les autorités compétentes et les représentants des médecins essentiel avant de passer à la phase d’application.

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