L’Europe s’attaque à l’imposition des profits exceptionnels des entreprises pétrolières face à la crise de Hormuz.

Six pays de l’Union européenne ont appelé à la création d’un mécanisme européen pour imposer une taxe sur les bénéfices exceptionnels réalisés par les entreprises pétrolières, dans le contexte des perturbations de la navigation dans le détroit d’Hormuz et de la forte augmentation des prix de l’énergie.
Dans une lettre adressée à la présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne, largement relayée par les médias français ce dimanche, les ministres des Finances d’Allemagne, d’Italie, d’Autriche, de Pologne, du Portugal, ainsi que le ministre de l’Économie espagnol, ont demandé à ce que cette question figure à l’ordre du jour de la prochaine réunion des ministres des Finances de l’Union européenne, prévue pour septembre prochain à Dublin.
Les six pays européens estiment que les entreprises pétrolières bénéficient actuellement de niveaux de rentabilité et de marges de raffinage dépassant de loin l’augmentation des prix du pétrole brut, appelant à la mise en place d’un cadre européen permettant d’imposer une taxe sur les « bénéfices exceptionnels » réalisés dans le contexte de la crise énergétique.
Cette initiative survient alors que les perturbations liées au détroit d’Hormuz ont entraîné un choc significatif sur les approvisionnements des marchés de l’énergie.
La lettre souligne qu’il s’agit d’un des plus grands chocs d’approvisionnement des dernières décennies, et met en lumière l’augmentation des craintes concernant le pouvoir d’achat dans plusieurs pays.




