Edris Lachkar dessine les contours du programme de l’Union socialiste : justice sociale et libertés au cœur des priorités.

Rabat – Idriss Lachkar, premier secrétaire du Parti de l’Union socialiste des forces populaires, a placé la justice sociale et le renforcement des droits et libertés au cœur de la vision de son parti pour la prochaine période. Il a affirmé que le Maroc, malgré ses réalisations et ses grands chantiers, doit encore garantir que les fruits du développement atteignent les différentes couches de la société de manière plus équitable.
Cela a été exprimé lors de la présentation du programme électoral de l’Union socialiste, jeudi à Rabat, en préparation des élections législatives de 2026. Lachkar a présenté la vision de son parti pour l’avenir, tout en critiquant les interprétations qui abordent la situation nationale selon un raisonnement du type « tout va mal » ou « tout va bien ».
Lachkar a souligné que le défi auquel fait face le Maroc ne se limite plus à la réalisation d’une croissance économique, mais est désormais lié à la manière dont différents groupes et régions profitent des fruits de cette croissance.
Il a déclaré que le Maroc « a accumulé de réelles réalisations, de grandes infrastructures, a préservé ses équilibres, et a lancé des chantiers sociaux sans précédent », mais a insisté sur le fait que les résultats de cette dynamique « n’ont pas atteint tout le monde de la même manière ni à la même vitesse ».
Dans ce contexte, le premier secrétaire de l’Union socialiste a soulevé une question qu’il considère essentielle pour la prochaine période : « Qui croît avec nous et qui reste sur le bord ? », affirmant que la justice sociale implique de ne laisser aucun groupe à l’écart du processus de développement.
Il a insisté sur le fait que l’équité ne signifie pas une distribution égale des ressources entre des situations sociales inégales, mais exige de diriger davantage de ressources vers les groupes et les régions les plus défavorisés, considérant que l’investissement public doit devenir un mécanisme de réduction des inégalités plutôt que de les perpétuer.
Sur le plan des droits et institutions, Lachkar a fait du renforcement de l’État de droit l’un des piliers essentiels de la vision de son parti, affirmant que le développement ne peut être durable en l’absence de libertés, de sécurité juridique et d’indépendance de la justice.
Il a déclaré : « Pas de développement sans libertés, pas de continuité sans sécurité juridique, pas de confiance sans un pouvoir judiciaire indépendant », appelant à établir un « État de droit complet et sans réserves ».
Il a également exigé une justice indépendante et intègre, proche des citoyens, la consolidation de la souveraineté du droit, ainsi que la garantie de la liberté de la presse, d’expression, d’organisation et de manifestation pacifique, en plus de renforcer la protection des données personnelles et de la vie privée.




