Economie

Élections formelles au sein de la CGEM : l’absence de concurrence impose une nomination à la direction nouvelle.

Les élections à la présidence de l’Union générale des entreprises du Maroc (UGEM) semblent se diriger vers une simple formalité, en l’absence de toute réelle concurrence, suite à la présentation d’une unique candidature conjointe des hommes d’affaires Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri avant l’expiration des délais légaux.

Cette situation reflète, selon les observateurs, un schéma récurrent au sein du patronat marocain, où le président et son vice-président sont en pratique désignés à l’avance dans un format électoral formel, dépourvu de l’esprit de compétition démocratique, malgré l’importance de cette instance qui représente les plus grandes entreprises du royaume.

La seule candidature déposée règle de facto l’identité des futurs dirigeants pour la période 2026-2029, transformant ce qui était censé être une occasion de débattre et de rivaliser sur des programmes et des visions en un simple acte protocolaire de validation.

Mehdi Tazi est l’une des figures majeures au sein de l’Union, ayant précédemment occupé le poste de vice-président lors de deux mandats consécutifs aux côtés du président sortant Chakib Alj. Il a également acquis une expérience significative dans le secteur de l’assurance, notamment à la tête de la société « Saham ». Actuellement, il dirige la holding « Ask Capital ».

Pour sa part, Mohamed Bachiri est considéré comme un acteur clé dans le secteur de l’industrie automobile au Maroc, occupant le poste de directeur général du groupe Renault Maroc. Il a déjà assumé la présidence de l’Union de manière temporaire en 2019, ce qui fait de lui une figure familière dans les rouages de l’organisation.

Bien que le processus électoral se poursuive sur le papier, avec une assemblée générale fixée au 14 mai, ses résultats semblent d’ores et déjà déterminés en l’absence de tout concurrent, renforçant ainsi les critiques concernant la gestion de cette échéance.

Ce contexte intervient également après le départ de l’ancien président Chakib Alj, qui a choisi de ne pas pérenniser son mandat. Les observateurs y voient un reflet des pressions et des défis ayant accompagné son mandat, tant sur le plan professionnel que personnel et familial, mettant ainsi en lumière le coût de cette position au sein de l’une des plus puissantes instances économiques du pays.

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