Fouzi Lekjaa : Mon adhésion au PAM n’est pas une quête de poste, mais l’exercice de mon droit constitutionnel au service d’un projet politique

Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM), a affirmé que son engagement dans la vie politique à travers le PAM n’est pas motivé par un quelconque désir d’accéder à un poste politique ou fonctionnel. Il a souligné que sa décision s’inscrit dans le cadre de l’exercice d’un droit constitutionnel, à travers un engagement dans le travail public et le service d’un projet politique centré sur les préoccupations des citoyens.
Lors d’une réunion de coordination des candidats du Parti de l’Authenticité et de la Modernité dans la région de Souss-Massa, hier dimanche, Lekjaa a précisé que son adhésion au parti ne devrait pas devenir un sujet de débat politique, considérant qu’il s’agit d’un citoyen qui a choisi d’exercer son droit constitutionnel d’appartenir et de participer à la vie politique. Il a insisté sur le fait que les postes ne sont pas le moteur de cette démarche.
Il a expliqué que son parcours professionnel lui a permis d’assumer des responsabilités par des nominations royales successives, ce qui le rend, selon ses propres mots, peu enclin à chercher un nouveau poste ou une nouvelle fonction. Il a indiqué qu’au sein du parti, il est prêt à occuper « le dernier poste possible », tant que l’objectif est de contribuer au travail collectif et de servir l’intérêt général.
Lekjaa a souligné que le véritable débat doit se concentrer sur ce que le Maroc attend de lui-même pour l’avenir, ainsi que sur les conditions économiques, sociales et financières nécessaires pour élever le pays au rang des nations émergentes, loin de réduire la discussion aux individus ou aux positions.
Il a estimé que la prochaine étape nécessite un travail sérieux, « avec sincérité et réalisme », et une ouverture vers les citoyens et les jeunes, tout en écoutant leurs attentes. Il a affirmé que le défi ne se limite pas à obtenir des résultats électoraux et à récolter des sièges au parlement, mais va au-delà en matière de restauration de la confiance dans la vie politique, les institutions et les acteurs politiques.
Dans ce contexte, Lekjaa a appelé à adopter un discours clair et responsable, basé sur l’engagement envers les citoyens et la reconnaissance de ce qui ne peut être réalisé, estimant que cette culture devrait constituer le socle de l’action politique, loin des promesses peu réalistes et des slogans qui ne trouvent pas d’application.
Il a également signalé que le Maroc évolue dans un contexte international et régional en rapide mutation, considérant que le Royaume a accumulé, grâce à la vision royale, un ensemble d’acquis faisant de lui un modèle de stabilité et de sécurité dans la région. Cependant, il a insisté sur le fait que ces acquis ne signifient pas l’absence de défis ou la fin des chantiers de développement.
Il a affirmé que plusieurs problèmes persistent, ce qui nécessite un effort collectif et une action effective face aux défis, tout en maintenant une communication continue avec la société et en écoutant les citoyens de toutes les catégories et régions.
Concernant le programme électoral du Parti de l’Authenticité et de la Modernité, Lekjaa a précisé qu’il sera présenté officiellement le 1er septembre, en insistant sur le fait que le programme ne reposera pas sur des « promesses en l’air » ou un simple étalage de références et d’acquis, mais qu’il sera basé sur la réalité vécue et sur les contraintes réelles auxquelles sont confrontés les citoyens.
Il a ajouté que les priorités devraient concerner des questions fondamentales touchant la vie quotidienne des Marocains, notamment garantir des services de santé et d’éducation de qualité, offrir de réelles opportunités, et renforcer la dignité du citoyen, au lieu de se contenter de répéter des slogans.
Il a également insisté sur le fait que le traitement de ces dossiers est une responsabilité collective au sein du parti, affirmant que l’action politique ne doit pas reposer sur une hiérarchie entre les militants, mais sur la valeur du travail de terrain et la proximité avec les citoyens.
Il a estimé que les militants présents dans les régions, qui interagissent quotidiennement avec les citoyens et observent leurs problèmes de près, représentent les véritables acteurs politiques, car ils sont mieux placés pour traduire les attentes de la société et comprendre les contraintes auxquelles elle fait face.
Lekjaa a conclu en affirmant que l’essence du combat politique réside dans l’écoute, la réactivité et la participation quotidienne à la recherche de solutions aux problèmes rencontrés par les citoyens, estimant que la véritable responsabilité politique ne se mesure pas en termes de postes et d’instances, mais par la capacité à servir les gens et à contribuer à la résolution de leurs préoccupations.




