La bataille des experts-comptables s’intensifie : affrontement des grands acteurs et course ouverte à la présidence.

Les regards des professionnels de la comptabilité se tournent vers les élections du 21 mai, où la compétition pour la présidence de l’Ordre des experts comptables s’intensifie, suite au retrait du président actuel, Faisal Mqawar, qui ne se représentera pas pour un second mandat.
Cet événement réunira 887 experts-comptables qui devront élire 11 membres parmi 41 candidats, dans une ambiance marquée par une forte concurrence entre les grands cabinets internationaux, les « Big Four », et leurs homologues nationaux qui cherchent à s’imposer.
Des personnalités éminentes représentant des cabinets internationaux se distinguent, aux côtés de visages de cabinets marocains, dans un paysage électoral qui illustre le conflit entre l’expérience mondiale et l’ambition locale, avec une présence remarquable de candidats en provenance de régions en dehors de l’axe Casablanca-Rabat, et l’entrée de nouvelles figures pour la première fois.
Ces élections portent également une dimension professionnelle et politique en partie, avec la participation de personnalités parlementaires et professionnelles bien connues, au cœur de débats animés sur la réforme du système électoral et la modernisation du cadre légal de la profession.
Cette compétition survient dans un contexte de défis profonds, parmi lesquels la fragilité de certains cabinets, la concentration du marché et le manque de formation, faisant de cet événement une étape cruciale pour dessiner l’avenir de la profession et son modèle de gouvernance au Maroc.




