Le syndicat appelle à la prudence face à la précipitation des élections du Conseil national de la presse et organise une manifestation.

Le coordonné syndical des syndicats et des organismes professionnels du secteur de la presse a rejeté ce qu’il qualifie de « précipitation » dans la préparation des élections du Conseil national de la presse, estimant que la rapidité de ce processus suscite des interrogations sur les conditions de transparence, d’impartialité et d’égalité des chances, ainsi que sur les garanties nécessaires pour organiser des élections professionnelles justes et crédibles.
Dans un communiqué, le coordonné a exprimé son inquiétude face aux évolutions liées à la préparation de cette échéance électorale, signalant l’absence d’un débat professionnel et institutionnel suffisant sur les différentes étapes du processus électoral, notamment en ce qui concerne la préparation et la mise à jour du corps électoral et les critères adoptés à cet égard, ainsi que la possibilité de vérifier l’exactitude des données.
Le coordonné a également fait état de la poursuite de plusieurs dossiers liés à l’obtention de la carte de presse pour l’année 2025 sans résolution, ainsi que du fait que plusieurs journalistes n’ont pas reçu leurs cartes bien qu’ils aient complété les démarches nécessaires. Il a souligné que le traitement de ces incohérences et le règlement des recours liés à la carte professionnelle devraient précéder l’adoption de toute liste électorale définitive.
Le communiqué a soulevé la question de la communication avec les institutions de presse afin de mettre à jour les listes des détenteurs de cartes de presse, en précisant que plusieurs institutions ont confirmé ne pas avoir reçu ces correspondances, y compris des entités publiques, ce qui soulève des doutes sur l’exhaustivité du processus de mise à jour et l’exactitude des données sur lesquelles sera fondé le corps électoral.
Le coordonné a affirmé que l’organisation de toute élection professionnelle ne doit pas se limiter à la définition des délais et procédures, mais nécessite des garanties claires et indépendantes pour toutes les étapes du processus, de la préparation du corps électoral et des conditions de candidature à la campagne électorale, au vote, au dépouillement des voix et à l’annonce des résultats.
Il a insisté sur le fait que « le Conseil national de la presse n’est pas une annexe administrative dépendant du ministère » et que l’élection de ses membres ne peut être soumise à la logique de la rapidité ou à un agenda administratif ou politique préétabli, soulignant que la crédibilité de l’institution commence par l’intégrité et la transparence des modalités de préparation à l’élection de ses membres.
Le coordonné a appelé à la divulgation des informations et des procédures utilisées pour préparer et mettre à jour le corps électoral, à la résolution de tous les dossiers en suspens concernant la carte de presse pour l’année 2025, à permettre aux ayants droit de recevoir leurs cartes et à traiter les recours associés, tout en garantissant le droit des institutions et des journalistes à prendre connaissance des données et à les corriger avant l’adoption des listes finales.
Il a également exhorté à garantir l’indépendance de la commission temporaire dans l’exercice de ses compétences et à ouvrir un débat professionnel et institutionnel sur les différentes étapes du processus électoral, afin d’établir des règles claires et transparentes qui préservent l’indépendance et la crédibilité du Conseil.
Dans ce contexte, le coordonné syndical a annoncé l’organisation d’une manifestation en signe de protestation contre ce qu’il appelle une « précipitation suspecte » dans la préparation des élections, considérant que les mesures prises pourraient conduire à imposer un fait accompli, appelant les journalistes et les travailleurs du secteur de la presse et de l’édition ainsi que toutes les organisations professionnelles à participer massivement à la manifestation pour défendre l’indépendance de la profession, l’intégrité de la représentation professionnelle et l’indépendance du Conseil national de la presse.




