Quand la lettre « N » des femmes étreint la lumière de l’émigration… Récits de connaissance et d’identité à travers les frontières de la patrie.

Dans une soirée numérique chaleureuse s’étendant entre les rives du pays et de l’émigration, la plateforme numérique a accueilli le 22 novembre 2025 une conférence intellectuelle intitulée « La lettre féminine entre science et diaspora », organisée par la Ligue des Écrivaines du Maroc aux Pays-Bas sous la direction de la journaliste Najat Taqni.
Cette rencontre était un rendez-vous avec un voyage de connaissances touchant les expériences des femmes créatrices dans des espaces d’exil, explorant leurs parcours entre recherche scientifique, appartenance et la reconfiguration des liens avec le Maroc.
La conférence a vu la présence d’une élite de femmes actrices culturelles marocaines, en tête desquelles se trouvait Madame Badia Rahoui, présidente de la Ligue des Écrivaines du Maroc et de la Ligue des Écrivaines d’Afrique, ainsi que des représentantes de la ligue à travers le monde : Hind Al-Sanani d’Égypte, Mounia Alaali d’Italie, et Mamas Amzawi d’Allemagne, qui était l’invitée d’honneur de la rencontre.
Cette constellation féminine a apporté une profondeur intellectuelle significative au débat, à travers des témoignages sur la capacité de la femme marocaine à transformer l’expérience de l’exil en source de créativité et en espace enrichissant le dialogue culturel au-delà des frontières.
L’événement a également bénéficié d’une représentation diplomatique de poids, le Consul général du Maroc à Utrecht, M. Omar Khiyari, représentant Son Excellence l’Ambassadeur du Royaume aux Pays-Bas, Mohamed Basri. Dans son discours, Khiyari a salué le rôle pionnier de la femme marocaine dans divers domaines de la créativité, de la pensée et de l’entrepreneuriat, louant les efforts de Madame Badia Rahoui qu’il a qualifiée de pilier de la scène culturelle marocaine contemporaine. Il a également exprimé son appréciation pour le professionnalisme de Najat Taqni qui a animé le débat avec compétence et rigueur.
Khiyari a souligné que les initiatives intellectuelles et artistiques, notamment celles émanant des Marocains du monde, contribuent à renforcer la présence culturelle du Maroc et à ancrer les valeurs d’unité et de souveraineté nationale, précisant que la diversité culturelle n’est pas simplement un enrichissement, mais une force douce qui appuie le développement et enrichit l’image du Maroc à l’étranger.
La conférence a également eu une résonance nationale significative, célébrant l’anniversaire de la Marche Verte et rappelant la résolution du Conseil de sécurité soutenant l’initiative d’autonomie, dans un moment de réflexion collective sur la symbolique de ces événements, témoignant de la profonde connexion entre les Marocains et leur pays, où qu’ils soient.
L’événement s’est clôturé par une soirée poétique riche, inaugurée par la poétesse Latifa Taqni avec son poème national « La Marche de la paix », avant que ne s’élèvent les voix venant des différentes régions de l’émigration : Mamas d’Allemagne, Mariam de Suède, et Abida Alach, apportant une touche émotionnelle finale mêlant nostalgie, identité et amour du pays.
Ainsi, la conférence s’est transformée en un pont entre mémoire et créativité, entre le Maroc et ses femmes traverseuses de continents, réaffirmant une fois de plus que la lettre féminine est capable de porter la patrie à travers les lettres, les poèmes et les recherches… peu importe la distance géographique.




