Société

Syndicat en alerte : avertissement d’un « explosion sociale » et demandes urgentes d’augmentation des salaires et de contrôle de la cherté de la vie.

L’Union nationale du travail au Maroc a averti de l’aggravation des conditions sociales et économiques dans le pays, en raison de l’augmentation continue des prix et du recul du pouvoir d’achat. Elle a estimé que la persistance de cette situation pourrait conduire à « un climat de tension annonçant une explosion sociale ».

Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse par le secrétaire général du syndicat, Mohammed Zouiten, tenue ce mardi au siège central de l’Union à Rabat. Le syndicat a souligné ce qu’il considère comme l’incapacité des politiques gouvernementales à proposer des solutions efficaces pour résoudre les déséquilibres économiques et sociaux.

Le syndicat a critiqué la hausse des prix des carburants et des produits de première nécessité, ainsi que la pression croissante sur les travailleurs et les classes moyennes et vulnérables, en parallèle avec la montée du chômage et la fermeture de nombreuses petites et moyennes entreprises, estimant que ces indicateurs reflètent les limites des choix économiques actuels.

L’Union a également mis en garde contre ce qu’elle considère comme un recul du dialogue social et un retard dans l’exécution des engagements, facteurs qui affectent la confiance dans les institutions et exacerbent les tensions au sein des travailleurs.

Elle a appelé à des mesures d’urgence, parmi lesquelles l’augmentation immédiate des salaires et des pensions pour les adapter à la hausse du coût de la vie, la mise en place d’une échelle mobile des salaires et des prix, ainsi que des interventions pour réguler les prix des carburants et des produits de base. De plus, elle a demandé une révision de l’impôt sur le revenu et l’instauration d’une taxe sur la richesse.

L’Union a également insisté sur la nécessité de réformer le système de protection sociale, de relancer la raffinerie « Lassamir » pour renforcer la sécurité énergétique, et a rejeté toute réduction des subventions sur les produits de première nécessité sans alternatives claires, tout en appelant à renforcer le rôle des organismes de contrôle et d’inspection du travail.

Concernant le dossier des retraites, l’Union a exprimé son refus de toute réforme visant à relever l’âge de la retraite, à augmenter les cotisations ou à diminuer les pensions, appelant à un dialogue national global garantissant des solutions justes et équilibrées.

En conclusion de sa déclaration, le syndicat a réitéré sa détermination à défendre les droits des travailleurs par tous les moyens de lutte légitimes, tout en plaidant pour l’adoption d’un modèle de développement plus équitable et répondant aux défis sociaux actuels.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page