Le Festival International du Film Documentaire 16 interroge l’image de la ville minière dans le cinéma documentaire à Khouribga

Khribga : Saïd Al-Aidi
La ville de Khribga accueillera, du 11 au 14 décembre 2025, la seizième édition du Festival international du film documentaire, avec une programmation riche visant à consolider la place du film documentaire en tant qu’espace de réflexion, de dialogue, de communication et de plaisir visuel.
Dans ce cadre, l’administration du festival a prévu un séminaire intellectuel central intitulé : « L’image de la ville minière dans le cinéma documentaire », auquel participeront plusieurs académiciens et chercheurs intéressés aux questions de l’image, du cinéma et de la ville.
Cette table ronde sera animée par le Dr. Ahmed Toubba, enseignant-chercheur à la faculté des lettres et des sciences humaines de Mohammedia, en présence des chercheurs Munir Sarhani de la même faculté, Hamid Tabato de la faculté multidisciplinaire de Ouarzazate, Hassan Habibi de la faculté des lettres et des sciences humaines d’Ain Chock à Casablanca, Munir Ouskoum de la faculté des lettres et des sciences humaines de Béni Mellal et Mohamed Olad Ala de la faculté des lettres et des sciences humaines de Mohammedia.
Ce séminaire a pour objectif de mettre en lumière la valeur symbolique, culturelle, artistique, esthétique et humaine de la ville minière, à travers cinq axes principaux comprenant : les motivations et les contextes économiques, urbanistiques et démographiques de ces villes, l’image de la ville minière dans le cinéma documentaire marocain à travers ses exemples et significations, ainsi que des approches variées de son image dans le cinéma documentaire à l’échelle mondiale, sans oublier l’analyse des questions de forme et de contenu dans le film documentaire, et enfin l’exploration des fonctions et rôles culturels, cognitifs et esthétiques du cinéma documentaire.
Le séminaire visera également à répondre à plusieurs questions essentielles telles que : Peut-on aujourd’hui évoquer un cinéma documentaire minier ? Quelles sont les caractéristiques qui distinguent les films relatifs à la mémoire des villes minières ? Quelles sont les similitudes et les différences entre ces films dans les pays disposant de villes minières ? Quelles fonctions les films documentaires portant sur ce sujet peuvent-ils assumer ? Le cinéma documentaire possède-t-il réellement des particularités artistiques, culturelles et esthétiques qui le rendent différent des autres genres cinématographiques ?
La plateforme du séminaire affirme que la ville minière, comme Khribga, n’est pas seulement un chiffre économique contribuant au développement du pays, mais un espace riche en relations sociales, créatives, culturelles et émotionnelles. C’est un lieu où se tissent les histoires des gens, où se forme la mémoire d’un travail dur et durable, où naissent des enfants qui grandissent au son des récits des travailleurs sortant des entrailles de la terre. Chaque trou excavé pour extraire un métal correspond à un autre dans la mémoire d’où émerge une histoire humaine formant un tissu de relations, de symboles et de significations.
De plus, les villes minières ont offert leur sol aux gens pour qu’ils puissent en vivre, mais elles leur ont également fourni des espaces fertiles pour la création en poésie, en narration, en arts visuels, et en cinéma. Le cinéma documentaire a toujours été proche de cet univers, car il a transmis les récits des villes minières à travers le Maroc et le monde, et a placé les nouvelles générations au cœur des contextes historiques, géographiques, économiques et humanistes qui définissent leur identité. Ainsi, le cinéma documentaire devient un pont essentiel pour préserver la mémoire de ces villes, observant leurs transformations et éclairant leur profondeur humaine et culturelle.
La seizième édition du Festival international du film documentaire proposera également trois ateliers de formation aux métiers du cinéma, ouverts à ceux qui souhaitent y participer, avec un nombre de places limité à trente participants.
Le premier atelier portera sur « l’écriture du scénario », animé par le Dr. Walid Saïf d’Égypte, le deuxième sur « la réalisation cinématographique », dirigé par la metteuse en scène et critique Shafiq Viola d’Allemagne, qui parle arabe, et le troisième sera consacré à « la création documentaire » sous la supervision de la Dr. Leila Rahmouni, professeure spécialisée de l’Université Ibn Tofail.
L’administration du festival a fixé le 3 décembre 2025 comme date limite d’inscription, avec une annonce de la liste des candidats retenus prévue pour le 5 décembre 2025 après étude des demandes par un comité spécialisé, en favorisant les participants qui s’inscrivent à tous les ateliers durant les jours du festival.
À cette occasion, qui s’inscrit dans le cadre de la formation des jeunes et de leur sensibilisation aux origines du processus cinématographique, l’administration du festival remettra des certificats de participation aux ateliers, signés par les superviseurs ainsi que par le président du festival.
Il est à noter que cette édition, organisée avec le soutien du Centre cinématographique marocain et du Groupe OCP, en coopération avec la préfecture de la province de Khribga, la municipalité et la médiathèque du groupe, ainsi que la direction de la culture de Khribga, présente une programmation riche comprenant un concours officiel, des hommages, des signatures d’ouvrages, un séminaire intellectuel, et des activités annexes, ainsi qu’un master class, et des signatures d’ouvrages, en plus de diverses activités parallèles, témoignant d’un engagement constant envers le film documentaire comme une création consciente visant à diffuser la culture cinématographique et à soutenir la jeunesse en renforçant leurs talents. Cela reflète l’importance croissante de cet événement culturel dans le paysage cinématographique marocain et international.




