L’Agence nationale des eaux et forêts dément l’existence d’une maladie épidémique menaçant les arganiers à Chtouka Ait Baha.

L’Agence nationale des eaux et forêts a démenti les rumeurs concernant la propagation d’une maladie grave affectant les arbres d’argan dans la province d’Inzegane-Aït Baha, affirmant que les données sur le terrain et les diagnostics techniques ne montrent aucune maladie épidémique menaçant les forêts de la région.
L’agence a précisé que les signes de flétrissement observés restent limités et d’une nature localisée, affectant quelques foyers dispersés connaissant des niveaux faibles de dégradation, sans impact significatif sur la situation générale de la forêt.
Elle a attribué cette situation à un stress climatique cumulé résultant de plusieurs années de sécheresse, de l’augmentation des températures et d’un manque de précipitations, et non à la propagation d’une maladie contagieuse.
De plus, les données climatiques des sept dernières années montrent un recul évident des quantités de pluie, en parallèle à une hausse des températures de plus de 2,3 degrés Celsius par rapport à la moyenne de référence. Elle a noté que les années 2023 et 2024 avaient été parmi les plus sèches, avec un déficit atteignant 48 % des précipitations, ce qui s’est répercuté sur le niveau des nappes phréatiques et l’équilibre hydrique des sols.
Dans le même contexte, l’amélioration récente des conditions climatiques et l’augmentation de l’humidité ont favorisé l’activité de certains champignons secondaires et lichens, notamment dans les zones côtières, ce qui explique l’apparition de certains symptômes superficiels sur les arbres, sans lien avec une maladie épidémique.
L’agence a confirmé qu’elle continue de mettre en œuvre un programme complet incluant le suivi sur le terrain, les analyses de laboratoire et les interventions préventives, ainsi que des programmes de réhabilitation et de reboisement, afin de renforcer la résilience de l’écosystème forestier face aux changements climatiques.
Elle a conclu en insistant sur le fait que la situation est sous surveillance étroite, appelant à s’appuyer sur des données scientifiques précises et à éviter la diffusion d’informations non vérifiées concernant la santé des forêts d’argan.




