Santé

L’Organisation mondiale de la santé a besoin d’un milliard de dollars pour financer son budget à venir.

La Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé qu’elle avait besoin d’un milliard de dollars pour couvrir son budget pour la période 2026-2027, alors qu’elle s’efforce de compenser le retrait des États-Unis cette année.

Le président américain Donald Trump, dont le pays était le plus grand donateur de l’agence onusienne, a décidé de suspendre son financement depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025. En conséquence, l’organisation a dû réduire son budget déjà approuvé, passant de 5,3 milliards de dollars à 4,2 milliards.

Lors d’une réunion avec les États membres mercredi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré : « Cette année a été l’une des plus difficiles de l’histoire de l’Organisation mondiale de la santé, car nous avons mené un processus difficile mais nécessaire pour déterminer les priorités et réorienter les ressources, ce qui a conduit à une réduction significative de notre personnel. »

Il a ajouté : « Nous nous approchons de la fin de ce processus. »

Tedros a indiqué que l’organisation avait obtenu 75 % du financement nécessaire pour le budget 2026-2027, mais qu’elle était toujours confrontée à un déficit d’un milliard de dollars, soulignant qu’elle se trouvait dans une situation « bien pire » en matière de collecte de ressources.

Les États membres ont approuvé en mai une augmentation des contributions obligatoires de 20 % ; néanmoins, l’organisation dépend encore beaucoup des contributions volontaires des États membres et d’autres donateurs.

Face à une réduction des aides internationales, des milliers d’établissements de santé ont dû réduire leurs services ou suspendre leurs opérations dans des zones où le besoin d’aide humanitaire est le plus criant.

En conséquence, l’organisation a été contrainte de donner la priorité aux personnes les plus dans le besoin.

Tedros a fait savoir que l’adoption de mesures visant à réduire les dépenses avait permis de diminuer le nombre de postes que l’organisation avait dû supprimer, passant de 2900 prévus à 1282. De plus, il a fait état de 1089 employés partis volontairement, soit par retraite, soit par départ à la retraite anticipée, ou à l’issue de contrats temporaires.

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