Le meurtre des femmes en Italie devient un crime passible de la réclusion à perpétuité.

Les législateurs italiens ont unanimement approuvé mardi un projet de loi rendant le féminicide, c’est-à-dire le meurtre intentionnel de femmes ou de filles, une infraction spécifique punie d’une peine de réclusion à perpétuité.
La nouvelle disposition du Code pénal établit une catégorie de meurtres « en raison des caractéristiques de la victime », selon la note explicative du projet de loi.
Auparavant, la législation italienne ne prévoyait que des circonstances aggravantes lorsque l’auteur du meurtre était le conjoint ou un proche de la victime.
La Première ministre Giorgia Meloni a salué ce vote en qualifiant la mesure d’outil “pour défendre la liberté et la dignité de chaque femme”.
Cette initiative gouvernementale, approuvée par le Sénat en juillet dernier, a été adoptée par une majorité de 237 voix sans aucune opposition.
La nouvelle disposition prévoit la réclusion à perpétuité pour les actes ayant entraîné la mort d’une femme « en raison de la discrimination, de la haine ou de la violence », entre autres motifs.
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les Nations Unies ont publié mardi un rapport indiquant qu’environ 50 000 femmes et filles ont été tuées l’an dernier par leurs partenaires ou des membres de leur famille.
L’Institut national de la statistique italien a rapporté que 116 homicides sur les 327 recensés dans le pays en 2024 ont ciblé des femmes et des filles. Dans 92,2 % des cas, les auteurs étaient des hommes.




